En février 2013, le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec lançait la campagne Je me lance en 2013. Ancrée dans toutes les régions, celle-ci invite les femmes à se présenter en grand nombre aux élections municipales de novembre prochain. Dans cette deuxième capsule, des femmes disent pourquoi elles se lancent, tandis que le Réseau propose un nouvel outil pour inviter des femmes de votre entourage à se présenter.
Alors que la première ministre du Québec est de passage dans le Nord-du-Québec, six organismes de la société civile québécoise et autochtone publient un rapport et demandent au gouvernement de revoir les critères du développement nordique. « Il est urgent de remettre l’environnement, les citoyen-nes, les collectivités locales et les Autochtones au cœur des décisions concernant l’avenir du Nord. Le développement du Nord ne doit pas seulement être un projet économique, il doit être un projet de société, un Nord pour et par tous », affirment les organismes.
« Le Plan Nord du gouvernement précédent n’allait pas assez loin en terme d’une vision intégrée du développement, que ce soit en matière d’environnement, de participation citoyenne ou de respect des droits autochtones. Nous lançons un appel au gouvernement Marois pour qu’il clarifie et intègre pleinement ces dimensions dans une vision élargie du développement nordique », précise Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec.
Le 7 mai, le Réseau québécois en études féministes (RéQEF) lançait un Répertoire des ressources professorales et en recherche - études féministes/genre/women's studies réalisé en collaboration avec le Centre de documentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF). On le consulte pour :
• sonder plus de 250 ressources universitaires, francophones et anglophones, effectuant de la recherche dans le champ des études féministes au Québec (incluant les études sur les femmes et sur le genre)
• identifier les ressources professorales dans un domaine de recherche général ou spécifique
• découvrir les ressources professorales associées à une discipline, un département ou une institution
• repérer les membres du RéQEF
• trouver les coordonnées des professeur-es.
Dans une seconde phase de développement, le répertoire incluera d'autres ressources en recherche, dont les coordonnées de chargées de cours et de professionnelles issues des différents milieux de la recherche féministe.
par Louise Boivin, professeure au Département de relations industrielles de l'UQO, membre de l'ORÉGAND et du RéQEF-UQO
Les économies sur le coût des services de soins à domicile que promet le ministre de la Santé Réjean Hébert avec son projet d’assurance autonomie risquent de se faire sur le dos des employées qui dispenseront les services. En effet, les modalités de l’assurance autonomie telles qu’elles ont été annoncées par le ministre fin mars lors d’un colloque tenu par l’Association québécoise de gérontologie (on peut voir la présentation Powerpoint du ministre et écouter son allocution) supposent un accroissement de la privatisation des services d’aide à domicile (voir l’article du Devoir du 24 avril). Or, les salariés effectuant ce type de travail pour des prestataires privés, majoritairement des femmes, connaissent une grande précarité alors qu’elles exercent des responsabilités importantes à l’égard de personnes souvent isolées et vulnérables. Ces constats résultent d’une recherche que nous avons menée récemment dans le cadre d’une thèse de doctorat.
Cette vidéo raconte l'histoire d'un groupe de femmes de São Paulo, au Brésil, qui fait de l'éducation populaire sur la loi contre la violence conjugale et sur la nécessité d'élaborer des politiques publiques pour la promouvoir et la faire respecter. Elle a remporté la première place du premier concours de court-métrages documentaires Maria da Penha, du nom de cette loi, promu par le Congrès national du Brésil, la chaîne de télévision Camara TV et la Banque mondiale.
Elles manifestent seins nus pour dénoncer l'intégrisme religieux envers le corps des femmes et l'exploitation sexuelle. Les membres du mouvement Femen, qui pratiquent un féminisme parfaitement adapté à nos sociétés hypermédiatisées, font des coups d'éclat qui leur permettent de réaliser leur objectif : obtenir beaucoup de visibilité dans les médias.
La stratégie marketing à la base de cette nébuleuse n'est pas sans choquer de nombreuses féministes de la 2e vague, selon Denyse Côté. Leurs actions ne sont pas toujours sans retombées négatives non plus, comme on le voit dans le cas de la Tunisienne Amina. Par contre, leurs bombes médiatiques ont le mérite de susciter des débats sur des questions morales qui fâchent.
Résultat d'un travail d'échange sur la société belge actuelle réalisé avec des hommes, cette carte interactive du Monde selon les femmes remet en question les rôles assignés aux femmes et aux hommes. Un outil d'animation inspirant qui se complèterait bien avec une carte semblable sur ce que serait la ville pour tous et toutes.
Le 3 avril, l’ORÉGAND ainsi que les départements des sciences sociales et de travail social de l’UQO et la Chaire Senghor de la Francophonie étaient fiers d’accueillir madame Danièle Magloire, une sociologue de l'Université Quisqueya de Port-au-Prince, membre de la Concertation nationale contre les violences faites aux femmes et dirigeante de Kay Fanm.