L’ORÉGAND, les Départements des sciences sociales et de travail social et la Chaire Senghor de la Francophonie de l’UQO ont accueilli madame Danièle Magloire, sociologue de l'Université Quisqueya de Port-au-Prince, le 3 avril 2013 pour une conférence.
Madame Magloire, qui est l’une des instigatrices du collectif de plaignant-es et d'organisations de droits de la personne contre Jean-Claude Duvalier et son régime dictatorial, explique que l’ORÉGAND et la professeure Denyse Côté de l’UQO entretiennent une relation particulière depuis des dizaines d’années : « avec le mouvement des femmes en Haïti et l’ORÉGAND, cette relation de collaboration est essentielle en termes très techniques et pratiques; par exemple sur les travaux que nous faisons au niveau de la législation et de l’étude de certaines thématiques, nous avons beaucoup d’échanges et de discussions afin de faire avancer les droits des femmes en Haïti ». Depuis trois ans, l’Université Quisqueya élabore un certificat sur les études de genre et madame Magloire est catégorique : « sans le support et l’implication de la professeure Côté, ceci n’aurait pas été possible », explique Danièle Magloire.
Elles manifestent seins nus pour dénoncer l'intégrisme religieux envers le corps des femmes et l'exploitation sexuelle. Les membres du mouvement Femen, qui pratiquent un féminisme parfaitement adapté à nos sociétés hypermédiatisées, font des coups d'éclat qui leur permettent de réaliser leur objectif : obtenir beaucoup de visibilité dans les médias.
La stratégie marketing à la base de cette nébuleuse n'est pas sans choquer de nombreuses féministes de la 2e vague, selon Denyse Côté. Leurs actions ne sont pas toujours sans retombées négatives non plus, comme on le voit dans le cas de la Tunisienne Amina. Par contre, leurs bombes médiatiques ont le mérite de susciter des débats sur des questions morales qui fâchent.
Le 10 février 2013, la sociologue Denyse Côté, professeure à l'UQO et directrice de l’ORÉGAND, était invitée à l’émission Dessine-moi un dimanche de la première chaîne de la radio de Radio-Canada. Franco Nuovo l'a interviewée sur les 50 ans de la publication de La femme mystifiée (publié en 1963 sous le titre The Feminine Mystique). Ce livre de Betty Friedan a été une bombe. Il a changé le cours de l'histoire selon Alvin Toffler, rappelait Denyse Côté lors de cette entrevue. En remettant en question les rôles traditionnels des femmes blanches de la classe moyenne, ce livre devenait l'un des éléments déclencheurs de la deuxième vague du féminisme.
Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) vient d’accorder une subvention à Denyse Côté, directrice de l’ORÉGAND et professeure au Département de travail social de l’UQO. Pendant deux ans, cette subvention permettra à la professeure Côté, qui a développé des liens étroits avec différents groupes de femmes en Haïti au cours des 25 dernières années, de poursuivre son travail auprès des Haïtiennes victimes de violence et d’étudier leurs liens avec les organismes humanitaires depuis le séisme du 12 janvier 2010.
L’ORÉGAND est un partenaire dans ce projet de même que la plus importante maison d'hébergement pour femmes et filles victimes de violence en Haïti, Kay Fanm, dirigée et cofondée par Yolette Jeanty qui était de passage à l’UQO en novembre 2011 alors qu’était signée une entente-cadre de coopération, entre l’UQO et l’Université Quisqueya d’Haïti, afin de développer une formation sur le genre.
L’histoire du Québec a été marquée par le mouvement des femmes. 35 ans après son apogée, le territoire québécois est toujours quadrillé de groupes de femmes. Leurs interventions se sont transformées au fil des ans, se muant en expertises : agressions sexuelles, violence conjugale, insertion en emploi, droits sociaux, représentation politique, entrepreneuriat au féminin, etc.
Dès ses débuts, le mouvement des femmes a dirigé ses demandes vers l’État québécois qui s’est peu à peu porté garant de politiques et de programmes en la matière, signant en 1997 avec le gouvernement canadien la Déclaration de Beijing. Cependant, les autorités régionales considéraient alors les groupes de femmes de leur territoire comme extérieurs à leur mission. Or le développement régional a été juxtaposé dernièrement à l’atteinte de l’égalité hommes-femmes et les tables régionales de groupes de femmes ont été associées à la structure de gouvernance et aux plans de développement régionaux.
Cet outil de travail se veut un condensé de plusieurs travaux de recherche menés auprès de femmes en garde partagée avec un ex-conjoint violent. Ils ont permis de déterminer les problèmes propres à cette situation. Les informations contenues dans ce dépliant ne constituent pas des conseils juridiques, mais plutôt une description des conditions nécessaires à une garde partagée qui respecte les besoins et les droits des femmes et des enfants. Rappelons que Denyse Côté, auteure de La garde partagée : l’équité en question, offre une formation sur la garde partagée en contexte de violence conjugale.
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