par la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
Le 7 avril, la FAFMRQ, appuyée par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes aux travail (CIAFT), présentait un mémoire dans le cadre des consultations sur le projet de loi no 7 instituant le fonds pour le développement des jeunes enfants. Rappelons que ce fonds prévoit des investissements de 400 millions $ sur 10 ans, dont 250 millions $ provenant de la Fondation Chagnon et 150 millions $ du gouvernement du Québec.
Or, ce mode de gouvernance, qui consiste à recourir de plus en plus fréquemment à des fonds publics/privés, soulève d’importantes questions en ce qui a trait au respect des processus démocratiques. Que l’orientation des politiques sociales soit laissée à la discrétion de bailleurs de fonds privés, alors que d’importantes sommes d’argent proviennent également des poches des contribuables, constitue un important accroc à la démocratie. « Il est inacceptable que l’État abdique ainsi sa responsabilité de décideur et de régulateur des politiques sociales au profit de riches mécènes, si bien intentionnés soient-ils! », s’indigne Nathaly Roy, présidente de la FAFMRQ.