À tous les niveaux de la vie publique, on compte beaucoup moins de femmes que d’hommes parmi les dirigeants et les décideurs. C'est ainsi que les problèmes qui affectent surtout les femmes sont souvent négligés. Comme les gouvernements locaux sont proches des citoyen-nes, ils sont aussi bien placés pour impliquer les femmes dans les processus décisionnels qui concernent leurs conditions de vie et pour mettre à profit leurs connaissances et compétences.
En 1997, l’Union internationale des villes et pouvoirs locaux (IULA), désormais intégrée dans Cités et gouvernements locaux unis, mettait en place un groupe de réflexion sur les femmes dans la gouvernance locale afin de traiter le problème de leur sous-représentation politique et professionnelle dans les postes de prise de décision. Lancée en novembre 1998 suite à une consultation élargie des membres de l’IULA, de leurs partenaires intergouvernementaux et des Nations Unies, la Déclaration mondiale sur les femmes dans le gouvernement local a été ratifiée par plus de 100 membres de 28 pays.
Fondée sur le principe que l'égalité entre les hommes et les femmes est bonne non seulement pour les femmes, mais aussi pour les hommes et les gouvernements locaux, elle est actuellement traduite en plans d’action par des autorités locales du monde entier. Pour ces pays, augmenter le nombre de femmes dans les gouvernements locaux tout en gardant à l'esprit leurs besoins lors du développement de politiques et de services est essentiel à la réalisation d'un développement qui soit durable. C'est aussi une question de justice et de reconnaissance de l'égalité entre les femmes et les hommes en tant que droit humain.
Pages reliées :
Les femmes en chiffres, Cités et gouvernements locaux unis, 2005
Femmes et gouvernement local : de la parole aux actes, Anne Michaud, 03.2002
Les femmes et la prise de décisions : objectifs stratégiques et mesures à prendre, Programme d'action de Beijing, 1995



