Peu de jeunes femmes s'impliquent dans les partis politiques québécois. Toutefois, celles qui le font y voient une école de formation et un lieu d'intégration sociale. C'est ce qui ressort du mémoire de maîtrise de Julie Jacques présenté à l'UQAM. Intitulé "L'engagement politique des jeunes femmes au Québec", il a reçu le prix de la Fondation Jean-Charles Bonenfant.
Julie Jacques constate que les jeunes femmes qui militent activement dans des partis politiques ont été sensibilisées très jeunes à la politique active par leurs parents, notamment par leur père. "La famille reste un lieu important d'échanges, de façonnement des valeurs et des modèles culturels, de formation de l'identité politique", estime-t'elle. C'est unanimement que les jeunes militantes rejettent la langue de bois tout en gardant leurs distances avec les lignes de parti. Par ailleurs, des sondages récents indiquent que 81% des jeunes femmes seraient sceptiques face aux politicien-nes. Presqu'aucune n'ambitionne de devenir députée ou ministre. "Elles projettent de demeurer à l'arrière-scène, une position qui leur assure un pouvoir d'agir."
> L'engagement politique des jeunes femmes au Québec : de la responsabilité au pouvoir d'agir pour un changement de société (Anne Quéniart, professeure, et Julie Jacques, assistante de recherche), UQAM, 2002, recherche réalisée dans le cadre du protocole UQAM/Relais-femmes, en partenariat avec la FFQ
> Apolitiques, les jeunes femmes? Regards sur les formes et le sens de leur engagement. Rapport de recherche, Anne Quéniart et Julie Jacques, mai 2002
Source : PC, 18.08.2003 via Cybersolidaires
Page reliée : Des nouvelles d'elles : les jeunes femmes du Québec, Conseil du statut de la femme, 2002



