Ex-sous secrétaire générale de la Conférence mondiale des femmes de Beijing et diplomate de haut rang, la tanzanienne Gertrude Mongella a été élue présidente du parlement panafricain de l'Union africaine (UA) inauguré le 18 mars 2004 à Addis-Abeba, siège de l'organisation.
Connue pour ses aspirations politiques dans un pays où l'accession d'une femme à la magistrature suprême reste un rêve, Mme Mongella est célèbre pour les charges qu'elle a occupées au plan local et international. "Sa nomination est un témoignage que l'Afrique reconnaît désormais qu'un leadership féminin est nécessaire pour stimuler le développement", a écrit le journal Mtanzania. Son élection devrait également encourager des femmes de la Tanzanie à affirmer leurs ambitions politiques.
Dans un éditorial, le Daily News a déclaré que la tâche de Mme Mongella ne serait pas aisée, étant donné la diversité du continent africain. "Ce n'est un secret pour personne que pour les 53 pays membres, l'unité est encore un objectif et pas une réalité", a-t-il souligné. "Cependant, sa référence la plus convaincante serait l'instauration d'une base solide pour une législature africaine puissante et efficace qui renforcerait la bonne gouvernance et permettrait d'accélérer la réalisation de l'union continentale", a-t-il soutenu.



