Les femmes sont considérablement sous-représentées au sein des organisations et lieux décisionnels internationaux de même que dans les ministères des finances, de la défense, du commerce et des affaires étrangères des gouvernements nationaux. Ceci est la principale conclusion du rapport de Women and global Leadership (pdf) issu de la Women's Leadership Conference of the Americas organisée conjointement par l'Inter-American Dialogue et l'International Center for Research on Women.
Le rapport précise que l'influence des femmes est en croissance au niveau mondial, mais que les statistiques à ce sujet demeurent alarmantes. À titre d'exemple, il n'y a que 4% de femmes au Conseil des gouverneurs du Fonds monétaire international et 7% à celui de la Banque mondiale. Également, au sein même de l'ONU, il n'y a que 11 femmes sur 191 représentants nationaux permanents, tandis qu'aucune ne siège au Conseil de sécurité, l'organe exécutif onusien.
Le rapport souligne certains obstacles pouvant expliquer cette sous-représentation des femmes sur la scène internationale. On note entre autres la présence d'une attitude réactionnaire quant au rôle des femmes dans la société. De plus, il semble difficile de concilier les obligations familiales avec ces emplois nécessitant souvent des horaires irréguliers et de longs voyages.
Finalement, les auteurs émettent quelques recommandations aux institutions internationales ainsi qu'aux gouvernements nationaux. Selon eux, il faudrait tout d'abord systématiser la présence de données ventilées selon les sexes et les rendre plus accessibles au public, afin que la population et les décideurs puissent prendre connaissance de ce problème. Puis, les gouvernements et institutions devraient se fixer des objectifs clairs et élaborer des plans d'action en vue d'atteindre une représentation équitable des femmes dans les plus hauts lieux de la gouvernance internationale.
Pour en savoir plus, consultez : Les femmes dans les institutions internationales (pdf), Women and Global Leadership, 04.2004



