Le 21 juin 2004, après deux ans de travail et des dépenses totalisant 2,8 millions $, la Commission on First Nation and Metis People and Justice Reform publiait le rapport intitulé "Legacy of Hope". Cette commission avait pour mandat de voir comment réformer le système de justice de la Saskatchewan et ses différentes instances (police, prison, etc.) afin de mettre fin aux pratiques discriminatoires envers les populations autochtones et métis et d'offrir un cadre légal adéquat.
Selon Laura Robinson, une journaliste experte de la question autochtone, la commission a fait un oubli d'importance : le sort des femmes est passé sous silence. Alors que la disparition des femmes autochtones est très commune dans la province, tout comme la violence et les agressions à leur égard, le manque de vigilance de la part des autorités judiciaires favorise l'impunité des criminels. Selon la militante amérindienne Emma LaRoque, cette situation contribue à faire en sorte que la femme autochtone est l'une des "plus méprisées et des plus déshumanisées du monde entier".


