Phumzile Mlambo-Ngcuka est la première femme vice-présidente de la République sud-africaine. Nommée le 22 juin 2005, elle remplace Jacob Zuma limogé à la suite de la condamnation à 15 ans de prison de son conseiller financier. M. Zuma sera lui-même entendu devant les tribunaux pour le même délit. Le gouvernement compte donc désormais 22 femmes sur 50 membres.
En quelques années, l’ancienne ministre de l’Énergie et des Mines est devenue un personnage clé de l’African National Congress (ANC) et de la vie politique sud-africaine. En 1994, lors des premières élections libres en Afrique du Sud, Mme Mlambo-Ngcuka devient députée. Deux ans plus tard, elle est nommée vice-ministre du Commerce et de l’Industrie. En 1999, on lui confie le secteur minier, vital pour l’économie sud-africaine. Elle est à l’origine d’une charte qui constitue une révolution dans le secteur minier sud-africain, puisqu’elle préconise notamment que, d’ici 2014, 26% des mines devront être détenues par des entreprises gérées par des Noirs. La nomination de Phumzile Mlambo-Ngcuka ouvre les spéculations sur la possibilité qu’une femme dirige le pays un jour : on avait dit de Jacob Zuma qu’il succèderait à Thabo Mbeki à la fin de son mandat en 2009.
Source : Falila Gbadamassi, afrik.com, 23.06.2005
Pages reliées :
Address by Deputy President Phumzile Mlambo-Ngcuka to the National Council of Provinces, in the "Women Building a South Africa that truly belongs to all" Debate, Cape Town, 04.08.2005
Afrique du Sud : Donner au budget un programme genre, IPS, 09.03.2005



