Après l'Abitibi-Temiscamingue en 1997, le Bas Saint-Laurent en 1999, Manicouagan/la Haute Côte-Nord en 2001 et la Mauricie en 2003, les municipalités rurales de la région de l'Outaouais accueillaient du 12 au 16 septembre 2005 la 5e édition de l'Université rurale québécoise. Initié par le réseau de l'Université du Québec, cet événement biannuel est une "université" dans son sens originel, celui d'un "rassemblement libre d'une communauté de personnes en quête d'une connaissance d'une réalité donnée".
C'est sous le thème Bâtir une solidarité rurale-urbaine que plus de 300 participant-es de différents milieux (professeur-es, chercheur-es, étudiant-es, agent-es de développement, élu-es, entrepreneur-es, etc.) se réunissaient cette année. Les participant-es ont échangé et partagé leurs expériences au sein de 17 ateliers portant sur six grands thèmes : la gouvernance, le développement économique, la gestion du territoire, l'identité et le patrimoine, les services publics et le développement des compétences. Les activités se sont déroulées principalement dans deux centres d'activités, Maniwaki et Ripon, mais celles-ci avaient également lieu dans plusieurs autres localités de l'Outaouais.
Le thème de la solidarité rurale-urbaine était particulièrement adapté au contexte de l'Outaouais, car on retrouve dans cette région un petit territoire urbain (le grand Gatineau) regroupant 72% de la population, alors que le très vaste territoire rural (les 4 MRC) ne compte que 28% de la population totale de l'Outaouais. Malgré la présence de fractures entre ces deux milieux, de plus en plus de travaux démontrent l'interdépendance entre le rural et l'urbain, qui sont indissociables. Ces échanges auront permis de jeter les bases de collaborations renouvelées entre le monde rural et urbain, nécessaires à leur développement respectif.
Pour en savoir davantage, consultez le site web de l'URQ; les actes du colloque y seront affichés.



