Au moment où les inquiétudes sur l'ampleur et les conséquences des changements climatiques se font
plus pressantes, les délégué-es des 189 pays membres de la Convention sur les changements climatiques se réunissent à Montréal du 28 novembre au 9 décembre 2005 pour discuter de la mise en oeuvre du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre (GES) et entamer des négociations sur les engagements futurs.
Les délégué-es devront mettre en place les mécanismes d'encadrement visant à renforcer la mise en oeuvre des engagements des pays développés, qui représentent une réduction de 5,2% de leurs émissions par rapport au niveau de 1990, pendant la période s'échelonnant de 2008 à 2012. La survie du protocole pourrait être en jeu.
Comment accroître sa crédibilité et sa visibilité et ramener les États-Unis et l'Australie à de meilleures dispositions? Comment convaincre les pays émergents de s'engager davantage dans un futur processus de réduction? Comment mettre en place un financement adéquat pour les pays en développement et renforcer le respect des engagements internationaux afin d'assurer une véritable mise en oeuvre du protocole?
Un article d'Évelyne Dufault, doctorante à l'Observatoire de l'écopolitique internationale, et de Philippe Le Prestre, directeur de l'Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société.
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