Alors que 70% de la population disait soutenir l’action de la présidente sortante de la Finlande, Tarja Halonen, seulement 46% des électrices et électeurs votaient pour elle lors du premier tour du scrutin qui avait lieu en janvier 2006. Au deuxième tour, elle était élue avec 51,8% des voix contre 48,2% pour Sauli Niinistö, le candidat des conservateurs. Elle n’a pas pour autant remporté le triomphe espéré, mais sa popularité ne serait pas en cause.
En six ans de mandat, elle est devenue un symbole d’ascension sociale et d’émancipation. Élevée dans un quartier populaire d’Helsinki, elle est la première de sa famille à passer le bac avant d’accéder à de hautes fonctions au sein de la centrale syndicale du pays. Elle a aussi rompu avec l’Église et est longtemps restée mère célibataire avant de transformer son concubinage en mariage après son accession au pouvoir.
Il demeure qu'elle n’a pas convaincu toute la gauche. Si l’Alliance des gauches la soutient, les Verts sont moins enthousiastes. Ses discours sur la nécessité d’une mondialisation juste et la défense de l’État providence sont contredits par l’apparition d’une forme de désindustrialisation et par de récentes réformes. En revanche, elle joue un rôle déterminant concernant la politique étrangère, sujet majeur de la campagne. Fidèle à la politique de neutralité choisie par la Finlande après la 2e guerre mondiale, elle reste fermement opposée à l’adhésion de son pays à l’OTAN que la droite commence à réclamer.
Sources : L'Humanité, 27.01.2006; WikiNews, 29.01.2006



