Une base de données de l'OCDE démontre que des normes et des traditions sociales profondément enracinées nuisent toujours aux perspectives d'avenir qui s'offrent aux femmes à travers le monde. Les pratiques discriminatoires envers les femmes, qui vont des mariages forcés et des mutilations génitales aux restrictions appliquées en matière d'héritage et de droits de propriété, font obstacle non seulement à l'égalité entre les hommes et les femmes, mais aussi au développement économique. Ce n'est qu'en s'attaquant aux causes de cette discrimination que le financement du développement pourra être efficace. Par exemple, il ne sert à rien d'ouvrir de nouvelles salles de classe si les filles en sont exclues.
Pour aider les gouvernements dans leur choix de politiques visant le développement et la croissance économique, le Centre de développement de l'OCDE vient d'établir une base de données Égalité homme-femme, Institutions et développement (GID). Celle-ci permet de comparer les données sur le statut socio-économique des femmes dans 162 pays et d'identifier où les pratiques culturelles et traditionnelles sont discriminatoires envers les femmes, mettant ainsi en lumière le besoin de réformes institutionnelles et juridiques.
Source : Bulletin OECD Direct, 07.03.2006
Pages reliées :
Les études sur l'egalité des genres au Centre de développement
The Gender, Institutions and Development Data Base, Policy Insights No.16, 03.2006



