Pour la présence des femmes en politique, le Canada est 44e au monde derrière le Pakistan, le Portugal et la Lettonie. Coup sur coup, au tournant de l'année, trois femmes ont été élues chef d'État. Angela Merkel en Allemagne, Michelle Bachelet au Chili, Ellen Johnson-Sirleaf au Liberia... Les politiciennes accéderaient-elles au pinacle? Quelle place pour les Canadiennes et les Québécoises sur l'échiquier du pouvoir? La Gazette des femmes examine la question dans son numéro de mai-juin.
"La politique est un sport extrême. Si vous y entrez sans avoir eu à livrer combat, vous risquez d'y rester comme une plante verte!" Louise Harel, députée péquiste d'Hochelaga-Maisonneuve, fête ses 25 ans au Parlement. Dans une entrevue, la doyenne des politiciennes québécoises s'exprime avec franchise sur le métier, sur l'avenir des femmes en politique et sur la retraite de Pauline Marois.
Les femmes sont plus nombreuses que jamais en politique. En 2005, la proportion d'élues dans les Parlements nationaux a atteint un record à l'échelle planétaire. Leur nombre total a progressé de 17% en cinq ans. Le Chili, l'Espagne et la Suède sont dorénavant dirigés par des gouvernements qui comptent un nombre égal de ministres des deux sexes. En Nouvelle-Zélande, les postes les plus importants sont occupés par des femmes, y compris ceux de premier ministre et de président du Parlement. En Finlande, Tarja Halonen est présidente. Au Koweït, après une longue lutte, les femmes ont finalement obtenu le droit de vote le 16 mai 2005.
Diplômée universitaire, spécialiste du Moyen-Orient, mère de trois enfants, Mackenzie Allen est aussi… présidente des États-Unis. Fiction? Évidemment. Cependant, pour la toute première fois à la télévision étatsunienne, une femme dirige la Maison-Blanche. "Je trouve fascinant qu'une série diffusée dans un média de masse démontre d'une façon féminine que c'est le fun d'avoir du pouvoir", confie la journaliste politique Chantal Hébert.



