La Cour d'instruction de Ponteareas en Espagne a cédé la garde d'une petite fille de 6 ans à cause du "simple fait" que sa mère est malentendante… et malgré le fait que son père ait été reconnu coupable de violence conjugale.
Cette invalidité "lui permet parfaitement d'exercer sa tâche de mère", a dénoncé Ana Míguez, présidente du Groupe d'études sur la condition de la femme (Alecrín). Il s’agit selon elle d’un événement "grave, puisque le père a reconnu avoir frappé sa femme à plusieurs reprises". L'attitude démontrée par la Cour fait fi, selon Miguez, de la Loi Intégrale contre la violence de genre. Il est en effet "inacceptable" selon elle que le juge considère "plus bénéfique" que la mineure habite avec son père "agresseur (et auteur) de mauvais traitements". Car la psychologue américaine Leonor Walker, de la Nova South Eastern University de Floride, reconnue mondialement pour sa théorie du cycle de la violence, a signalé le danger que représente un homme violent pour sa victime. De plus, elle a expliqué que, dans un grand nombre de cas, les hommes violents envers leurs femmes le sont aussi envers leurs enfants.
Source : Red Feminista, 14.06.2006
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