En marge du 16e congrès international sur le sida, la diaspora burundaise vivant en Outaouais rend hommage à une femme devenue un symbole mondialement reconnu de la résistance contre le sida.
Séropositive depuis 21 ans, Jeanne Gapiya-Niyonzima a perdu son premier mari, son fils, sa soeur et son unique frère, tous emportés par le sida. De cette expérience est née une formidable capacité de résilience qui l'a poussée à affronter le sida plutôt que de le subir. En 1995, à une époque où le sida était un sujet tabou au Burundi, elle fut la première à déclarer publiquement sa séropositivité. Elle mit sur pied l'Association nationale de soutien aux séropositifs et aux malades du sida, dont le rôle fut déterminant dans la défense des droits des personnes vivant avec le VIH. En 1999, elle crée le Centre Turiho, devenu une référence nationale en matière de soins, de conseils et de traitements contre le sida. Elle a aussi mis sur pied un projet de prise en charge globale des orphelin-es qui ont perdu leurs parents à cause du sida. Un article de Françoise Nduwimana, chargée de cours à l'UQO.
Page reliée : Burundi : Une femme de tous les combats contre le sida, IRIN PlusNews, 22.07.2005



