Quel contrôle peuvent exercer et conserver les citoyen-nes en matière de définition et de priorisation de leurs services publics?
Cette question était au coeur des débats de la Convention internationale des collectivités locales pour la promotion des services publics face à l'AGCS (Accord général du commerce des services) qui se tenait à Genève en octobre 2006. Selon Sylvie Tardif, une conseillère municipale de Trois-Rivières qui participait à cette rencontre, "Bien que les différences entre les mandats des villes européennes et québécoises soient immenses – les villes ayant là-bas des responsabilités relevant ici du gouvernement — il est clair que la fragilité des acquis et les enjeux de protection des services publics et de lutte à l’exclusion sont au coeur des débats des collectivités locales". À son avis, de nombreux parallèles peuvent être faits avec la réalité des municipalités québécoises.
Gestion de l’eau, transport, éducation, santé sont autant de secteurs qui font actuellement l’objet de tentatives de privatisation. "Si on veut mieux protéger la pérennité et la qualité de nos services publics, il faudra mieux les comparer à ceux qui sont dispensés ailleurs, d’autant plus que lors de privatisations, les questions de coût, d’universalité et de services publics "non marchands" sont partout intimement liées. Pire, lors des privatisations, nombreuses sont les personnes exclues car les coûts grimpent en flèche."
Une déclaration commune a été adoptée au terme de la Convention. Rappelons que les villes de Montréal et de Québec de même que plusieurs municipalités et MRC, la Conférence régionale des élus de la Côte-Nord, l’Union des municipalités du Québec et la Fédération québécoise des municipalités ont adopté des résolutions contre l’AGCS.
Source : La lettre du Réseau national sur la Démocratie municipale, 12.2006



