Le premier réseau virtuel reliant les femmes en politique à travers le monde était lancé le 27 février 2007 aux Nations Unies. L'International Knowledge Network of Women in Politics - iKNOW Politics - a été conçu par l'International IDEA, l’Union interparlementaire (UIP), le National Democratic Institute for International Affairs, le Programme des Nations Unies pour le développement et UNIFEM. Cette initiative vise à faire la promotion de la gouvernance qui tient compte du genre tout en renforçant la présence des femmes dans la vie politique et publique et le rôle qu'elles y jouent. IKnow Politics relie parlementaires, représentantes de formations politiques et candidates à des fonctions politiques, responsables et membres de partis politiques, chercheuses, universitaires et enseignantes par-dessus les frontières, mettant à leur disposition le matériel, les connaissances et les meilleures pratiques susceptibles de faciliter leur action politique.
Bien qu’en hausse au cours des dernières années, le nombre de femmes en politique demeure insuffisant et leur pleine participation dans ce domaine se heurte à d’innombrables obstacles. C’est ainsi qu’en 2006, moins de 17% des parlementaires étaient des femmes, selon l’UIP, et il n’y avait que 13 femmes élues à la tête des 194 États et gouvernements dans le monde, d’après le Worldwide Guide to Women in Leadership. La présidente libérienne Ellen Johnson-Sirleaf estime qu’en dépit des changements qui se dessinent, les femmes continuent de rester en marge du pouvoir politique, et que la création d'iKNOW Politics devrait leur permettre de participer plus efficacement à tous les aspects de la vie politique.
À partir d’une base de données de plus de 100 spécialistes des questions des femmes en politique, iKNOW Politics permet de consulter une bibliothèque en ligne comprenant plus de 400 rapports, guides et matériels de formation en anglais, français et espagnol émanant d'institutions internationales, d'organismes de recherche, d'établissements universitaires et d'associations de la société civile. Le réseau permet par ailleurs de participer virtuellement à des débats, de lire des entretiens avec des personnalités et d’avoir accès à des sources d’informations variées sur les questions concernant les campagnes politiques, les élections et les quotas, les partis politiques, les parlements et leurs représentantes, les activités de sensibilisation et de mobilisation, l’acquisition de compétences, les budgets et la législation, et la participation en période post-conflit et transitoire.
Source : UNIFEM, 27.02.2007



