La "pilule du lendemain" a été mise en marché dans la plupart des pays latino-américains malgré l’opposition des secteurs conservateurs et de l’Église catholique, toujours très influents dans cette région. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’utilisation de cette méthode contraceptive d’urgence lorsqu’aucune méthode de contraception n’a été utilisée, lorsqu'une méthode contraceptive a fait défaut ou lors d’une agression sexuelle.
La "pilule du lendemain" prévient l’ovulation; elle n’est donc pas efficace quand l’ovule est déjà dans l’utérus. De façon générale, elle fonctionne dans 60% à 90% des cas. Le débat en Amérique latine a tourné autour de la question suivante : est-ce que la vie débute au moment de la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde ou lorsque l’ovule fécondé s’est implanté dans l’utérus? Selon l'Église catholique, la vie commence au moment où l’ovule est fécondé. Utiliser la "pilule du lendemain" équivaudrait donc à avorter : elle devrait être strictement interdite. Toutefois, depuis 2001, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Vénézuéla et le Pérou ont intégré la "pilule du lendemain" dans leurs programmes nationaux de planification familiale. L’utilisation de cette pilule reste cependant restreinte, car elle n’est donnée gratuitement que dans certaines situations. Comme elle est trop coûteuse pour les populations appauvries dont le nombre est important, l’avortement, qui demeure illégal dans ces pays, reste largement pratiqué et ce, dans conditions sanitaires souvent douteuses.
Voir aussi :
Consortium sur la santé reproductive des réfugiés en situation de conflit
Anticoncepción de Emergencia en Zonas de Conflicto, Reproductive Health Response in Conflict Consortium, 2004
La salud en las America, vol. 1, Organización Panamericana de la salud, 2002



