Comme première étape dans l'élaboration d'une campagne globale sur la sécurité des femmes, la Commission Huairou était mandatée par le programme Pour des villes plus sûres de l'ONU Habitat pour évaluer le travail et les bonnes pratiques mises sur pied par les organisations et institutions gouvernementales et non gouvernementales visant à augmenter la sécurité des femmes et des filles. Cette évaluation a été réalisée par des réseaux membres de la Commission Huairou, Femmes et villes international et Red Mujer y Hábitat de América Latina. Les résultats ont été diffusés lors de la Conférence internationale sur l'état de la sécurité dans les villes mondiales qui se tenait à Monterrey en octobre 2007.
Ce document de travail a été produit à partir de 163 réponses à un questionnaire qui était diffusé du 19 juillet au 10 août 2007. Notons que 13 organisations canadiennes ont participé à cette enquête (Femmes et villes international, Réseau des élues municipales de la Montérégie Est, CALACS de l'Estrie, Y des femmes de Montréal, Femmes averties, Working Women Community Centre, Saltspring Women Opposed to Violence and Abuse, METRAC, Women’s Crisis Services of Waterloo Region, Fredericton Sexual Assault Crisis Centre, Women of the Dawn Counseling Centre, World Wide Opportunities for Women, Vancouver Rape Relief and Women’s Shelter).
Voici les principales conclusions de l'enquête :
• Un grand nombre d'organisations travaillent sur la question de la violence faite aux femmes et aux filles; celles qui ont répondu au questionnaire représentent à peine la pointe de l'iceberg en termes de nombre total de groupes oeuvrant dans le domaine.
• Il y a un très vaste éventail d'activités, d'outils et de perspectives en dépit du financement inadéquat généralisé et de sa nature souvent discontinue.
• De nombreuses organisations désirent élargir leurs activités parce que celles-ci ont un impact positif selon elles.
• Les organisations partagent très largement l'opinion qu'il est central d'augmenter la prise de conscience du sérieux de la question de la violence faite aux femmes et aux filles, même si y parvenir est très difficile.
• Le partage de pratiques pourrait être largement accru en créant des liens plus forts à travers les régions, les secteurs et les groupes utilisant différentes langues.
Les réponses données à la question concernant les leçons apprises incluent des réflexions sur le potentiel de changement social de l'action collective des femmes, la difficulté d'obtenir des données adéquates, l'importance de concevoir les initiatives à partir de données fiables, de se préoccuper de prévenir la violence lors de la planification du développement urbain et d'intégrer une perspective de genre dans les questions qui n'ont pas été traditionnellement vues avec cette lumière.
Cette enquête permettra à la Commission Huairou de commencer à développer une base de données internationale et un répertoire sur les pratiques. Afin d'enrichir ceux-ci, la Commission invite à nouveau les organisations oeuvrant dans le domaine à remplir le questionnaire et à le faire parvenir à survey@femmesetvilles.org d'ici le 15 décembre 2007.
Tout en visant à renforcer les liens entre les organisations de femmes et à accroître le partage des connaissances et la compréhension du travail que celles-ci font sur le terrain afin de rendre leurs villes plus sécuritaires et inclusives, la Commission vise à créer des ponts avec des partenaires internationaux afin de s'assurer que les femmes participent à la prise de décisions tant locales qu'internationales au niveau de la conception et de la planification du développement de leurs villes et communautés. C'est dans cette optique qu'elle participera au 4e Forum urbain mondial qui aura lieu à Nanjing, en Chine, en octobre 2008.
Sources : Mapping Women-led responses to safety and security in cities et Commission Huairou, 05.10.2007
Page reliée : International Conference on the Sate of Safety in World Cities Conference Recommendations, 10.2007



