Jusqu’à récemment, les partis politiques ont été à peu près absents de la scène politique municipale au Canada. Ce phénomène est d’ailleurs souvent considéré comme une caractéristique qui démarque le monde municipal canadien de celui de bien d’autres pays occidentaux. Même dans le cas de certaines grandes villes comme Québec et Montréal où les partis politiques municipaux ont réussi à s’implanter de façon durable, ils ont opté pour une bannière partisane différente de celle des grands partis qui dominent les scènes provinciales et fédérales. À un moment où on voit émerger des structures partisanes municipales dans plusieurs autres villes canadiennes, il semble important de s’interroger sur l’impact des partis politiques municipaux sur divers aspects de la vie politique locale au Québec.
On peut aussi se demander ce qui explique cette montée soudaine des organisations partisanes municipales. De surcroît, la présence ou l’absence de ces partis a assurément des conséquences notables autant sur le travail des élu-es que sur la démocratie locale ou encore sur le fonctionnement de l’appareil administratif municipal. Les participant-es à cette table ronde, qui avait lieu à l'UQO le 19 novembre 2007, ont été confrontés aux enjeux que posent la présence ou l’absence des partis politiques sur la pratique municipale. C’est à ce titre qu’ils sont intervenus de façon à éclairer l’un ou l’autre des enjeux que soulèvent les dynamiques partisanes municipales. Un compte-rendu d'Ève Gauthier.


