En préparant sa politique sur l'égalité des femmes et des hommes, la Ville de Montréal a inventorié les politiques à travers le monde. Elle a aussi poussé sa recherche autour de Munich, Berlin, Paris, Londres et Bristol, étant donné l'intérêt de leurs politiques et leur similarité à Montréal. Le rapport final du comité de Montréal constate la grande variété et l'originalité des moyens mis en place.
Les thèmes les plus fréquents sont la Ville comme entreprise de services publics et à titre d'employeur. Quelques éléments semblent plus faibles : les besoins des femmes semblent souvent déterminés sur la base d'hypothèses, comme s'ils étaient connus dès le départ. Il n'a pas toujours été facile de connaître d'où provenait l'information quant à ces besoins. Très peu de villes semblent entretenir un dialogue avec les femmes afin d'être en mesure de s'adapter à leurs besoins réels et non pas présupposés.
L'évaluation des impacts de ces politiques demeure un exercice complexe, peu d'objectifs étant formulés de manière quantifiable ou mesurable. Le suivi de leur mise en oeuvre est alors plus difficile à documenter. Par conséquent, le risque que ces politiques demeurent au niveau des intentions est augmenté, les objectifs à atteindre n'étant pas clairs. Les recherches ont permis de documenter le contenu de plusieurs politiques d'égalité, mais pas d'identifier les priorités d'intervention de leur mise en oeuvre depuis leur adoption.
Source : Nouvelles, 19.05.2008



