Au cours de la 4e conférence internationale sur le développement africain (TICAD IV) qui se terminait le 30 mai 2008, Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Libéria, faisait le discours ci-dessous sur le défi de l'équité de genre dans la reconstruction de l'infrastructure du pays.
La présidente Johnson-Sirleaf expose les défis auxquels font face les femmes dans un pays qui se relève d'un conflit armé. "Nous avons hérité d'un pays dévasté avec une infrastructure endommagée, un pays sans électricité ni eau courante", explique-t-elle. "Nos commerçantes passent beaucoup de temps à voyager dans de pauvres conditions de transport et à des prix élevés, afin de pouvoir apporter des biens au marché pour nourrir la population. Le manque de structures de stockage signifie que leurs biens périssables souffrent de gaspillage, ce qui réduit la petite marge de profit qu'elles étaient capables d'obtenir."
Elle parle aussi des conséquences sociales du manque d'infrastructures, incluant la croissance du taux d'infection au VIH. Elle continue en soulignant l'importance d'impliquer les femmes dans la reconstruction de l'infrastructure.
"Laissez-moi vous raconter quelque chose au sujet des travaux urbains et du programme de reconstruction des routes. Les femmes sont si anxieuses de progresser, parce qu'elles veulent être partie prenante de la société, qu'elles vont au-delà de ce qui leur est demandé. Alors vous voyez des femmes qui cassent des roches pour qu'il y ait du gravier pour les routes. Et quelques-unes d'entre elles ont commencé à exceller au point qu'elles sont devenues superviseures. Elles tiennent aussi les comptes du ménage afin de s'assurer que les hommes aillent travailler. Elles sont fières de faire cela parce qu'elles sentent qu'elles sont maintenant de vraie parties prenantes de leur société."
Grâce au soutien du Gender Action Plan et de l'UNICEF entre autres, et de programmes tels que le Liberian Education Trust qui vise à réparer et construire 50 écoles et de l'Ellen Johnson Sirleaf Market Women's Fund destiné à répondre aux besoins des commerçantes, la situation se serait significativement améliorée.


