Selon une étude publiée le 19 mars par la Fédération canadienne des municipalités (FCM) portant sur 24 villes canadiennes dont Gatineau, Laval, Québec et Montréal, celles-ci se partagent 85% de toute l'immigration et 90% de toutes les personnes réfugiées. Alors que les nouveaux arrivants sont deux fois plus susceptibles d'avoir en poche un diplôme universitaire que la moyenne des Canadien-nes, ils demeurent quatre fois plus touchés par le chômage, tandis que les municipalités manquent de fonds pour répondre à leurs besoins spécifiques.
Ce sont là des exemples des constatations de ce cinquième rapport thématique de la série des rapports sur la qualité de vie de la FCM. L'immigration et la diversité dans les villes et les collectivités canadiennes compare la condition socio-économique des immigrant-es et des non-immigrant-es entre 2001 et 2006 dans les municipalités urbaines participant au Système de rapports sur la qualité de vie (SRQDV).
Selon ce rapport, les récentes tendances apparues dans l’immigration exercent de nouvelles contraintes tant sur les grandes villes que sur les municipalités de moins grande taille. Les grandes villes incluses dans le SRQDV ont de plus en plus de difficulté à répondre à leurs besoins de main-d’œuvre, tandis qu’un nombre croissant d’immigrants instruits et très qualifiés vont s'établir ailleurs. Ces mêmes villes se retrouvent à supporter une part disproportionnée des coûts de l’aide apportée aux réfugié-es et aux autres immigrant-es confrontés à des problèmes particuliers.
Parallèlement, les municipalités de plus petite taille et les banlieues reçoivent un influx de nouveaux arrivants qui contribueront à la diversification des collectivités et à la stimulation de la croissance économique. Cependant, leur arrivée suscite de nouvelles exigences pour les gouvernements municipaux qui ont déjà du mal à supporter leurs responsabilités actuelles avec leur assiette fiscale. Pourtant, les gouvernements locaux n’ont pas voix au chapitre en matière de politiques d’immigration.
La FCM réclame donc des gouvernements fédéral et provinciaux plus de moyens afin de pouvoir répondre aux besoins en matière de logements abordables, de transports collectifs et de services communautaires. Elle exige aussi que les municipalités participent à l’élaboration des politiques d'immigration.
Sources : FCM, 19.03.2009 et Radio-Canada, 20.03.2009



