Si une enquête était organisée pour savoir quels sont les pays qui sont les plus proches de l'égalité de genre, les personnes interrogées mentionneraient certainement les pays nordiques, certains pays avoisinants et d'autres pays du Nord. Mais quelle est la situation de pays comme le Lesotho, les Philippines, le Rwanda et l'Afrique du Sud qui se trouvent en bonne position cette année dans plusieurs systèmes de mesure de l'égalité de genre? Sur quoi s'appuient ces classifications?
Les progrès accomplis sur la voie de l'égalité des sexes sont évalués chaque année à l'aide de plusieurs indices statistiques, le Gender-related development index (GDI) élaboré par les Nations Unies, le Global Gender Gap Index (GGI) du Forum économique mondial et le Gender Equity Index (GEI), compilé par Social Watch. Ces indices sont des calculs composés basés sur des statistiques collectées de façon cohérente et disponibles de façon généralisée. Ces données nous rappellent les grandes difficultés auxquelles les femmes sont confrontées mais posent également le problème de la différence des droits tels qu'ils apparaissent sur le papier et tels qu'ils sont dans la réalité. Lire la suite de cet article de Masum Momaya d'AWID.
Le poids médiatique des femmes est décevant selon Influence communication. Les experts cités sont à 90% masculins. La femme la plus médiatisée, Pauline Marois, arriverait au 22e rang. Les médias s'adressent surtout aux femmes quand ils traitent de mode, de santé, de famille et de violence. Quand il s'agit d'économie, de politique, de faits divers et d'affaires judiciaires et surtout de sport, les hommes dominent. Jean-François Dumas explique ces statistiques à l'émission de Christiane Charette. Revenons sur l'importance - hallucinante - que prend le sport dans les médias québécois. Selon une autre analyse réalisée par la même firme, la couverture en marge du 7e match opposant le Canadien aux Penguins a atteint d’impressionnantes proportions. Pendant 24 heures, 9,7% du contenu d'information au Canada a porté sur le sujet et 25,9% au Québec. À titre de comparaison, lors des 24 heures qui ont suivi le séisme en Haïti, 23% du contenu d'information québécois avait porté sur la nouvelle.
Cette vidéo porte sur un projet de développement local participatif dans la commune de Marmelade située dans le nord d'Haïti, dans le département de l'Artibonite. Il s'agit de soutenir le développement de la communauté pour qu'elle accroisse ses revenus en améliorant et en diversifiant la production agricole. À Marmelade, selon l'ACDI, ce projet a permis de doubler voire tripler la production agricole, tout en la diversifiant. Un type de développement aux antipodes de celui que préconise la Global Renewable Energy (GRE) qui souhaite acheter le droit d'utiliser l'île de la Gonâve afin de construire une ville industrielle incluant notamment une raffinerie d'huile. Ils prévoient de larges marges de profit pour les développeurs du secteur de l'énergie qui viendraient s'y installer. Est-ce bien ce type de développement dit «durable» par la GRE que souhaite la population de la Gonâve?
J’ai quitté Nicole à Port-au-Prince, le 4 janvier à 22h30, débordante de vie et d’énergie. On s'était fait une dernière promesse sous une pluie fine avant de se séparer. Elle, celle de venir me voir à Montréal et moi, de lui faire voir ma fille qu’elle considérait comme sa petite fille. On n’arrivait pas à se séparer et tout cela se faisait sous le regard amusé de mon père qui a toujours suivi ces scènes avec humour, et ce, depuis des années, paske pawòl nou pa t janm ka fini. Eh oui, on avait toujours un dernier mot à se dire.
Ce merveilleux court métrage qui fait partie de la série Future States transmet son message sans jamais parler d'écologie ni de pollution. À la recherche de sa créatrice, la femme qui en a hérité à l’épicerie et qu'il a accompagnée pendant quelque temps, il finit par mettre le cap vers le grand vortex du Pacifique Nord, ce trou noir aquatique en plastique deux fois plus grand que le Texas. Extrait du texte lu par Werner Herzog :
Why were my mountains of joy so brief?
And yet, like a fool I still have hope I will meet her again…
And if I do I will tell her just one thing: I wished that you had created me so that I could die.
Du 10 au 16 mai, c'est la Semaine mondiale d'action contre la violence armée au cours de laquelle divers événements sont organisés dans plus de 80 pays en vue de sensibiliser la population à la prolifération et à l'utilisation abusive des armes légères. Il s’agit de l'événement mondial le plus important pour la prévention de la violence armée. L'International Action Network on Small Arms (IANSA), qui coordonne la semaine, souligne qu'environ 75% des 875 millions d'armes légères en circulation dans le monde sont entre les mains de civils, des hommes pour la plupart. Chaque année, 90% des 70,000 à 100,000 victimes de meurtres commis avec des armes à feu sont des hommes, et la moitié de ces victimes sont âgées de 15 à 29 ans. De plus, 88% des 50 000 personnes qui se suicident avec une arme à feu chaque année sont aussi des hommes. Pour l'IANSA, tout comme pour le Small Arms Survey de l’Institut de hautes études internationales et du développement, ce sont les idéologies qui associent la masculinité au pouvoir qui expliquent fondamentalement pourquoi tant d’hommes jeunes voient dans la violence un excellent moyen d’acquérir virilité et respect.
Alors que le séisme en Haïti détruisait les immeubles, il démantelait également les structures sociales qui protégeaient les femmes haïtiennes de la violence sexuelle. Avant le 12 janvier, les viols étaient déjà généralisés. Mais aujourd’hui, des centaines de milliers de femmes vivent dans la rue ou dans des camps, fréquemment isolées de leurs familles et de leurs quartiers, ce qui les rend plus vulnérables que jamais. Lors d’une enquête partielle, en date du 21 mars, les travailleuses et travailleurs d’organismes communautaires avaient recensé 230 viols dans 15 camps, soit plus de 15 incidents par camp. On n’a procédé à aucune enquête exhaustive et, malheureusement, la base de données d’UNIFEM servant à la collecte de données sur la violence sexuelle a été détruite lors du séisme. Toutefois, la ville de Port-au-Prince comptant à elle seule plus de 500 camps, il est manifeste que la violence sexuelle est largement répandue.