La période qui suit un désastre est critique en termes d'exploitation et de violence faite aux femmes et aux filles puisqu'elle les met dans des situations à risques. Toutefois, les bouleversements des rôles et des responsabilités des membres d'une collectivité qu'entraîne un désastre peuvent aussi présenter des occasions de transformer les rapports entre les sexes, à condition de s'y attaquer de plein fouet. En ce sens, America Latina Genera a développé une communauté d'apprentissage sur la gestion des risques dans une perspective d'égalité des sexes.
Cette communauté est née suite à une rencontre qui a eu lieu à El Salvador en 2007 afin de développer et d'intégrer les personnes ayant des intérêts envers la thématique en vue de créer un réseau d'échange ouvert. Et comme l'Amérique Latine et les Caraïbes sont des régions particulièrement vulnérables aux désastres, les créatrices de ce projet ont priorisé la diffusion de contenus en espagnol. Il s'agit donc d'un espace sur le web qui diffuse des documents conceptuels, des outils d’apprentissage, des expériences, des projets, des enseignements, des méthodes, des recherches, des liens, etc. Notez que le site permet de faire des recherches par pays.
Par ailleurs, suite au tremblement de terre de janvier 2010 en Haïti, America Latina Genera a développé un site indépendant qui recueille des documents en anglais, français et en espagnol, qui rend visible le travail des organisations de femmes haïtiennes et facilite le partage de connaissances sur le genre et les désastres qui sortent du cadre proposé par les médias de masse. Veiller à ce que la réponse aux urgences en Haïti ne soit pas discriminatoire et qu'une reconstruction inclusive soit rapidement effective, tel est le pari que s'est lancé le portail Haïti : les femmes et les petites filles au coeur du tremblement de terre.
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