En octobre, le syndicat qui représente les scientifiques du gouvernement canadien lançait une campagne visant à mettre en valeur la science au service du bien collectif. « Les scientifiques du gouvernement fédéral ne ménagent pas leurs efforts pour assurer la protection des Canadien-nes, préserver l’environnement et veiller à la prospérité de notre pays, mais ils sont confrontés à des ressources de plus en plus limitées et à des décisions politiques déconcertantes », affirme Gary Corbett, président de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada. L’Institut compte 59 000 membres des gouvernements fédéral et provinciaux, dont 23 000 professionnel-les qui offrent, parmi divers produits tirés de la recherche, des services de recherche scientifique, d’évaluation et de conseil pour l’élaboration de politiques judicieuses.
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L’Islande (1er avec un taux de parité de 85%), la Norvège (2e), la Finlande (3e) et la Suède (4e) demeurent les pays dans lesquels l’égalité entre les hommes et les femmes serait la plus grande, d'après le Gender Gap Report 2010 du Women Leaders and Gender Parity Programme du Forum économique mondial. Quant au Canada, après avoir occupé la 14e place en 2006 pour descendre à la 31e en 2008, il remonte à la 20e en 2010 avec un taux de 73,7%. Ce sont surtout les inégalités aux niveaux de la représentation politique (19,6%) et de la participation économique (77,7%) qui tirent le pays vers le bas, alors qu'il obtient 99,8% pour ce qui est de l'éducation et 97,8% quant à la santé et la survie.
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De plus en plus de femmes exercent le pouvoir au sein d’un parti, d’un ministère, d’un gouvernement, mais y a-t-il un pouvoir féminin? Pascale Navarro défend dans ce livre paru en octobre 2010 l’idée selon laquelle le pouvoir féminin n’existe pas en tant que tel, mais qu’un grand nombre de femmes en politique peuvent changer lois, règlements et milieux de vie, parce qu’elles transmettent dans l’exercice de leur pouvoir les valeurs du groupe auquel elles appartiennent. En d'autres termes, ce ne sont pas tant les femmes en politique qui changent le monde en mieux que le « féminin », c'est-à-dire les valeurs du genre féminin, valeurs qui n'appartiennent pas à un seul sexe. Elle fait d’abord un historique des premiers contacts des femmes avec la politique, afin de comprendre les raisons de leur engagement, au Québec et ailleurs. Elle analyse ensuite la nouvelle image maternelle en politique et en examine les enjeux stratégiques : sont-ils différents de ceux des hommes? Elle réfléchit également sur la place qu’occupe le « féminin » en politique.
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Les femmes demeurent aussi sous-représentées que mal représentées dans les actualités diffusées par les médias d’information, selon la recherche menée dans le cadre du projet mondial de monitorage des médias 2010, et ce, en dépit de changements survenus depuis 15 ans. Coordonnée par la World Association for Christian Communication (WACC), la recherche s’est déroulée dans 108 pays représentant 82% de la population mondiale. Elle a porté sur 1 365 journaux, stations de radio, de télévision et sites web, totalisant 17 795 reportages et évoquant 38 253 personnes. Qui figure dans les nouvelles? a été lancé le 29 septembre en anglais, français, arabe et espagnol, avec plusieurs rapports régionaux et nationaux.
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« Afin de combler le présent déficit budgétaire de l’État, le gouvernement québécois a entamé une large démarche de révision de ses sources de revenus. Plusieurs idées sont avancées; l’option d’une augmentation de la tarification exigée en échange d’un accès à un service semble être retenue par le ministère des Finances. » Dans cette étude, Philippe Hurteau, Guillaume Hébert et Francis Fortier de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) « démontrent de quelle manière la « révolution tarifaire », imposée à la population par le gouvernement québécois, est motivée non pas par le rétablissement de l’équilibre budgétaire, mais par un projet politique visant à transformer profondément le rôle de l’État. Par le recours à la tarification, le gouvernement opère un démantèlement du financement collectif des services publics au profit d’un financement individualisé basé sur le principe de l’utilisateur-payeur. Ce passage d’un régime fiscal vers un autre a également comme résultat d’importer au sein des services publics les pratiques managériales issues de l’entreprise privée ». À terme, un service entièrement tarifé peut être très facilement privatisé que ce soit en tout ou en partie.
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Un nouveau bulletin de l'Institute of Development Studies (IDS) remet en question le rôle de la discrimination positive dans l'accroissement de l'implication des femmes dans la prise de décisions politiques. Quotas: Add Women and Stir?, édité par Mariz Tadros et Ana Alice Alcantara Costa, va plus loin que de considérer seulement le nombre de femmes au pouvoir dans le monde en explorant des expériences variées de quotas dans une gamme de pays, incluant le Brésil, le Costa Rica, le Pakistan, l'Égypte, le Rwanda et le Royaume-Uni. Selon Mariz Tadros, du programme de recherche Pathways of Women's Empowerment, alors que plus de pays ont adopté une forme ou une autre de quotas, il est temps de réfléchir sur leur impact concret dans la transformation des relations entre les genres et la nature des politiques adoptées.
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