En récession depuis 2009, l’Espagne revoyait son gouvernement le 20 octobre 2010. Le président du gouvernement socialiste, José Luis Rodríguez Zapatero, a opéré un important redressement ministériel, alors que sa popularité est en pente descendante et que le taux de chômage du pays demeure élevé. Sous le couperet, on retrouve le ministère de l'Égalité, qui est pourtant une création de Zapatero. Il y avait nommé la plus jeune ministre de l'histoire espagnole, Bibiana Aído Almagro, qui s'est fait remarquer entre autres pour son travail sur la violence conjugale et la loi sur l'avortement.
La coalition STOP SUPRESIÓN, qui regroupe des organismes pour l'égalité, s'est formée afin d'exprimer sa vive opposition à l'abolition du ministère de l'Égalité. Elle dénonce la violation des engagements pris par l'Espagne, lors de la 4e Conférence mondiale sur les femmes, envers la création et le renforcement des ressources des organismes qui travaillent à l’amélioration de l'égalité des sexes. La coalition rejette fortement les arguments économiques d'une telle coupure, en raison des faibles investissements financiers faits jusqu'à présent dans ce ministère et de la nécessité de concevoir les dépenses reliées à l'égalité des sexes comme un investissement pour l'avenir de l'Espagne. Elle déplore d'ailleurs dans son manifeste cette concession faite aux pressions de la droite, voyant une fois de plus les politiques d'égalité exclues des agendas politiques du gouvernement.
Informations en espagnol sur la campagne de la coalition; voici la 2e partie de la vidéo.



