C'est en 2006 qu'était franchi le pic pétrolier selon l’Agence internationale de l’énergie, ce qui sonnait le début de la fin du pétrole abondant et peu cher. Ceci amenait Rob Hopkins, un enseignant en permaculture, à fonder la première ville en transition en septembre 2006, dans la petite ville de Totnes en Angleterre, afin d'inciter les citoyen-nes à prendre conscience de l'urgence de se préparer aux conséquences de l'atteinte du pic pétrolier, à développer leur résilience en relocalisant ce qui peut l'être et en resserrant les liens sociaux.
C'est ainsi qu'est né le mouvement des communautés en transition qui lancent des initiatives visant à mettre en place des solutions pour se préparer à faire face aux crises tant pétrolière que climatique et économique. Aujourd'hui, le Transition Network relie plus de 700 initiatives d'une trentaine de pays. Des réseaux nationaux sont aussi en train de se créer, dont Québec en transition qui met en réseau les initiatives d'ici. Transition Québec centre-ville en est un bel exemple.
La démarche des initiatives de transition consiste à aider les membres d'une communauté à définir ensemble leur avenir et les solutions qu'ils souhaitent mettre en place. Elle est résumée dans ce petit guide. Récemment publié en français par les Éditions Écosociété, le Manuel de Transition. De la dépendance au pétrole à la résilience locale de Rob Hopkins est le principal ouvrage de référence. Il est également offert partiellement en ligne sur le site des Villes et communautés en transition. Écoutez Rob Hopkins en parler dans la vidéo sous-titrée en français ci-dessous. Il y a aussi une intéressante entrevue de Serge Mongeau menée par Isabelle Maréchal en août 2010.
Pages reliées :
Film - En transition 1.0. De la dépendance au pétrole à la résilience locale, 19.08.2011
Les villes en transition vers un monde sans pétrole, Le mouvement Villes en transition, L'après-midi porte conseil, Radio-Canada, 21 et 24.02.2011



