Le 22 mars, lors du dépôt de son budget 2011-2012, le gouvernement conservateur du Nouveau-Brunswick annonçait l'abolition du Conseil consultatif sur la condition de la femme. Dès le 1er avril, les responsabilités du Conseil relèveront de la Direction des questions féminines du bureau du Conseil exécutif, à laquelle se joindra la directrice générale du Conseil, Rosella Melanson. Plus d'information dans ce reportage. D'après le gouvernement, ceci permettrait d’éliminer des « chevauchements », alors que la Direction des questions féminines ne peut pas absorber le travail du Conseil, qui est une agence indépendante, elle. Par ailleurs, l'économie de 342 000 $ que représente l'abolition du Conseil est négligeable.
Le 24 mars à Saint-Jean, lors de la dernière activité officielle du Conseil - le lancement d'une Carte de l’histoire des femmes au Nouveau-Brunswick - des manifestantes dénonçaient cette décision. Un blogue, un groupe Facebook et une pétition sont déjà en ligne. Le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick annonce que des pressions seront exercées sur le gouvernement. Pour sa part, le 31 mars, l’opposition libérale présentera une motion visant à l'inciter à revoir sa position.
Rappelons que, depuis 1975, le Conseil portait à l’attention du gouvernement et du public les questions qui intéressent et préoccupent les femmes, et donnait son avis au ministre, selon la loi qui l'a créé.
Sources : Acadie Nouvelle, 26.03.2011, Radio-Canada, 24.03.2011, capacadie.com, 23.03.2011 et 22.03.2011
Page reliée : Égalité au Nouveau-Brunswick - Marche arrière à l'avenir, Elsie Hambrook, présidente du Conseil consultatif, 31.03.2011



