Suite au retour en Haïti, le 16 janvier 2011, de l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier, des victimes ont porté plainte contre lui et son régime dictatorial. C’est dans ce contexte que, le 28 mars, la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH) entendait un collectif de plaignant-es et d'organisations de droits humains, dont Kay Fanm, la Maison des femmes co-fondée à Port-au-Prince par feue Magalie Marcelin.
Leur présentation tente brièvement de caractériser le régime des Duvalier père et fils, et met en évidence son impact sur la mise sous coupe réglée du système de justice, avec pour conséquence l’impunité, elle-même violatrice des droits les plus élémentaires de la personne.
Les déficiences notoires du système judiciaire haïtien font peser d’énormes risques quant à la tenue d’un procès digne de ce nom pour les crimes contre l’humanité perpétrés par le régime de Jean-Claude Duvalier. Ce constat porte le collectif à demander à la CIDH d’apporter un appui technique au système judiciaire haïtien et d’effectuer une visite en Haïti.
Le défi est de taille : il faut juger Duvalier et jeter en même temps les bases d’une réforme de la justice, sans laquelle les droits des citoyen-nes continueront à être bafoués!
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1 - Plaignant-es : Robert Duval, Alix Fils-Aimé, Nicole Magloire, Michèle Montas, Denyse Prophète, Claude Rosier et 10 autres personnes.
2 - Organisations haïtiennes de droits humains : Centre oecuménique des droits humains, Kay Fanm, Mouvement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement, Réseau national de défense des droits humains et Droits et Démocratie - Haïti.



