Le numéro de l'été 2011 de la revue À bâbord! inclut un dossier intitulé Hull, ville assiégée, coordonné par Jean-Pierre Couture, qui se penche sur « un cas extrême dans l’histoire de la géographie de la dépossession : l’Île de Hull, devenue centre-ville de Gatineau », d'après la présentation qu'il en fait. « Quartier satellite de la capitale fédérale, Hull a subi au début des années 1970 une transition économique brutale qui la fit passer instantanément de l’ère industrielle à celle de la fonction publique. Cette violente tertiarisation de son économie, par voie d’expropriations pilotées par les trois paliers de gouvernement, a saigné la population hulloise, ses habitations, ses institutions, ses commerces sous couvert d’un état d’exception toujours invoqué, toujours pratiqué qui empêche d’habiter des lieux dédiés à l’automobilité de milliers de servants de l’État fédéral. Symptôme de la vassalité d’une région aliénée, Hull est un faire-valoir de la riche Ottawa. Hull, strip nocturne pour la jeunesse ontarienne. Hull, vue honteuse du Parlement. Hull, taudis. Hull, poubelle. Hull, parking.
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La justice demeure hors de portée pour des millions de femmes, met en garde le premier rapport majeur d'ONU Femmes. Progress of the World’s Women: In Pursuit of Justice traite des droits juridiques des femmes dans le monde, abordant des questions allant de la violence fondée sur le genre à l’égalité de rémunération, en passant par la représentation au sein des gouvernements et la justice de sortie de conflit. Il montre que, trop souvent, les femmes continuent de subir l’injustice, la violence et l’inégalité au sein de leur foyer et dans leur vie professionnelle.
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Dans un contexte de révolutions secouant différents pays arabes et après des manifestations dans plusieurs villes du pays, le 9 mars 2011, le roi Mohammed VI annonçait des réformes constitutionnelles visant notamment à renforcer le rôle du premier ministre. Une semaine après, une vingtaine d'associations se regroupaient pour créer une coalition baptisée Printemps féministe pour l'égalité et la démocratie (dont voici le site web) pour demander d'inscrire l'égalité hommes/femmes dans la constitution et exiger la primauté des conventions internationales sur les règles nationales. Finalement, selon Rhizlaine Benachir, coordonnatrice du Forum des femmes marocaines, membre de la coalition, le projet de constitution fait avancer les droits des femmes. Elle souligne que le préambule parle d'égalité des chances, de respect de la dignité humaine, de la primauté des conventions internationales et de criminalisation des violences faites aux femmes, tandis que l'article 19 inclut l'égalité des droits des femmes et des hommes. L'État s'engage aussi à mettre en place des mécanismes afin de réaliser la parité.
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