Le droit des femmes et des jeunes filles à la santé et à la sécurité n’est pas protégé dans l’Haïti de l’après-séisme, un rapport de Human Rights Watch publié le 30 août 2011.
« L’Haïti de l’après-séisme demeure précaire. Les soins prénatals et obstétriques sont insuffisants. De nombreuses femmes n’ont aucun accès aux contraceptifs, notamment à la contraception d’urgence après un viol, et parmi les 300 000 femmes et jeunes filles qui vivent toujours dans des camps de déplacés, elles sont nombreuses à avoir recours aux relations sexuelles comme monnaie d’échange contre de la nourriture ou de l’argent pour leur survie. La crise se traduit par des taux de grossesses dans les camps qui sont trois fois plus élevés que dans les zones urbaines avant le séisme, alors que les taux de mortalité maternelle se classaient déjà parmi les pires au monde.
Le concept du gala Femmes en or a été développé il y a une vingtaine d'années en France. Cette année, la magnifique ville de Nice a été choisie pour sa tenue. On y offre dix prix prestigieux à des femmes s'étant démarquées dans divers domaines de la société française : innovation artistique, média, entrepreneurship, pour ne nommer que ces catégories. Et comme la ville hôtesse de ce gala recevra en 2013 les jeux de la Francophonie, un nouveau prix honorant une Femme de Francophonie a été créé.
Le Trophée des Femmes en Or souligne chaque année des femmes d'exception qui se sont démarquées par leurs engagements, leurs valeurs humaines et leur esprit d'initiative dans différents domaines d'activité. Finaliste dans la catégorie Femme de Francophonie, la professeure Denyse Côté a donc été invitée par les organisateurs de cet événement à se rendre sur la Côte d’Azur afin de prendre part à la cérémonie des Femmes en Or qui a lieu le 17 septembre.
Professeure en travail social à l’UQO et directrice scientifique de l’ORÉGAND, Madame Côté a beaucoup œuvré en Haïti, entre autres, pour élaborer des projets d'intervention en matière de violence faite aux femmes. En apprenant qu’elle était finaliste pour ce prix, elle a déclaré : « C'est un honneur de travailler avec les groupes de femmes haïtiens, et plus récemment avec l'Université Quisqueya au développement égalitaire de la « Perle des Antilles ». Beaucoup d'éléments nous séparent : la culture, l’économie et le climat, mais bien d’autres nous rapprochent : les racines francophones étant centrales ainsi que les liens créés par l'immigration et l'appui au développement ».
Le système de santé fait l'objet d'une inquiétude sociale constante. Il occupe une place importante dans le débat public. Une offensive majeure vise à le privatiser davantage, sous le prétexte que le système public a trop de défaillances et n'est pas viable, alors qu'il nous apparaît que les solutions passent par l'approche publique. La Revue vie économique de septembre 2011 veut contribuer à ce débat en cherchant à répondre à trois séries de questions :
• Comment va le système de santé? Quelle évaluation générale peut-on en faire : bonne, mauvaise, nuancée?
• Quels sont les enjeux non résolus qui rendent le système vulnérable? Quels sont les risques – affirmés ou réels – pour sa viabilité?
• Quels pourraient être les compléments au système de santé qui assureraient sa viabilité, sa permanence, et qui lèveraient le doute qui s’accentue dans la population à son égard? Une politique de santé est-elle réductible à l’offre d’un système de soins?
À lire en ligne.
« Générer de la croissance économique est un objectif de politique publique qui est peu remis en question dans l’espace public québécois. En fait, on passe bien plus de temps à s’interroger sur les moyens de stimuler ou de relancer la croissance de l’économie qu’à expliquer pourquoi, en premier lieu, la croissance économique serait nécessairement souhaitable. Mesurée par la variation en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), la croissance économique nous est présentée par nombre d’économistes orthodoxes, de groupes corporatifs et de décideurs politiques comme la voie unique vers le progrès social.
Cette brochure publiée le 31 août par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) montre en quoi l’indice qu’est le PIB ne permet pas de tracer un portrait fidèle du niveau de vie de la majorité des Québécoises et des Québécois. Pire, tenir le PIB pour l’étalon du progrès social risque de nuire directement à d’autres objectifs sociaux légitimes, comme la cohésion sociale et la protection de l’environnement. La seconde partie de cette brochure est un tour d’horizon des plus récents indicateurs alternatifs qui permettraient de rendre compte plus fidèlement du progrès intégral de la société québécoise. »
Des vidéos accessibles sur la page d'accueil du site web de la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, qui s’adressent autant aux garçons qu’aux filles, cherchent particulièrement à intéresser et à encourager celles-ci à explorer d'autres possibilités de carrières. Présentées sous forme d’entrevues, elles font un tour dynamique de la question de l’intégration et du maintien des femmes aux formations, métiers et domaines majoritairement masculins. Les quatre capsules d’une durée de 5 à 7 minutes chacune abordent les choix de carrière, l'intégration en emploi et la conciliation vie personnelle-vie professionnelle. Elles présentent aussi des modèles féminins de réussite. Elles se veulent également un outil d’éducation populaire visant à démystifier les perceptions, croyances et préjugés rattachés aux formations et professions traditionnellement masculines exercées par des femmes.
Le 29 août, l’Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales (AGIR) dévoilait deux études portant sur les femmes et l’engagement politique en Outaouais au conseil d’administration de la Conférence régionale des élus de l’Outaouais (CRÉO), qui a financé les deux projets.
Réalisée par Stratégies intégrées de mobilisation (Simbal), l'Étude exploratoire sur les femmes leaders et la politique en Outaouais porte sur les raisons pour lesquelles des femmes déjà engagées dans leur communauté ne font pas le saut en politique active. Elle cherche d'abord à savoir quels sont les obstacles qui expliquent leur difficulté à s’engager en politique active, puis détermine quels sont les moyens à favoriser pour les amener à le faire.
Suzan George, présidente du Conseil du Transnational Institute et présidente d’honneur d’Attac-France, était l’invitée de l’université d’été des Nouveaux cahiers du socialisme. Le 25 août, elle donnait une conférence à l’UQAM devant une salle bondée. L’essentiel de son propos, en bonne partie fondé sur son plus récent livre Leurs crises, nos solutions (dont voici de courts extraits), a porté sur l’analyse de la crise financière qu’elle définit non pas comme une crise, mais comme une maladie chronique en évolution. André Frappier y a assisté. La suite de son article ici. Voir aussi ci-dessus l'entrevue qu'elle accordait le 26 août à Gérald Fillion de Radio-Canada et, ci-dessous, celle qu'elle donnait à France Culture le 27 mai 2010.