« Générer de la croissance économique est un objectif de politique publique qui est peu remis en question dans l’espace public québécois. En fait, on passe bien plus de temps à s’interroger sur les moyens de stimuler ou de relancer la croissance de l’économie qu’à expliquer pourquoi, en premier lieu, la croissance économique serait nécessairement souhaitable. Mesurée par la variation en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), la croissance économique nous est présentée par nombre d’économistes orthodoxes, de groupes corporatifs et de décideurs politiques comme la voie unique vers le progrès social.
Cette brochure publiée le 31 août par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) montre en quoi l’indice qu’est le PIB ne permet pas de tracer un portrait fidèle du niveau de vie de la majorité des Québécoises et des Québécois. Pire, tenir le PIB pour l’étalon du progrès social risque de nuire directement à d’autres objectifs sociaux légitimes, comme la cohésion sociale et la protection de l’environnement. La seconde partie de cette brochure est un tour d’horizon des plus récents indicateurs alternatifs qui permettraient de rendre compte plus fidèlement du progrès intégral de la société québécoise. »
Pages reliées :
Perspectives - La fausse note du Conseil du patronat du Québec, Gérard Bérubé, Le Devoir, 01.09.2011
Bulletin de la prospérité du Québec 2011 - Un outil à parfaire, Yves-Thomas Dorval, CPQ, 06.09.2011
Le CPQ utilise un indicateur incomplet et archaïque pour mesurer la prospérité, IRIS, 31.08.2011
L'OCDE lance Votre indice Vivre mieux, OCDE, 24.05.2011



