Selon le 6e Global Gender Gap Report du Forum économique mondial, 85% des 135 pays évalués, qui représentent plus de 93% de la population, ont fait certains progrès en matière de santé et d'éducation des femmes, mais relativement peu ont avancé de façon marquée en ce qui concerne la parité économique et politique depuis la première publication du rapport en 2006. Pourtant, c'est seulement en éliminant les barrières à leur participation économique et politique que les pays profitent pleinement de leur investissement en santé et en éducation.
Le rapport évalue la répartition des ressources et des perspectives entre hommes et femmes. Il mesure l'importance des inégalités dans quatre domaines : participation et perspectives économiques, accès à l'éducation, représentation dans les structures décisionnaires, santé et espérance de vie. Son indice de la disparité entre les sexes (Global Gender Gap Index) peut être interprété comme le pourcentage de réduction des disparités entre hommes et femmes.
Les pays nordiques en tête du classement (Finlande, Islande, Norvège et Suède) s'y maintiennent avec une réduction de plus de 80% des disparités entre les sexes, les pays au bas du classement n'en sont qu'à 50%. Quant au Canada, qui était passé de la 14e place en 2006, avec un indice de 72%, à la 31e en 2008 avec 71%, il a ensuite remonté la pente pour se classer en 18e position en 2011 avec 74%. Ici aussi, ce sont les disparités politiques (21%) et économiques (78%) qui sont les plus importantes, tandis que la parité au niveau de l'éducation (quasi 100%) et de la santé (98%) est presque atteinte.
Pour la première fois ont été incluses des données issues de l'analyse des politiques nationales visant à encourager la présence des femmes au travail et dans les instances de prise de décisions. Les informations recueillies auprès de 60 pays indiquent que 88% d'entre eux possèdent une législation interdisant la discrimination sur le lieu de travail, mais que moins de 45% disposent d'un outil d'évaluation. 20% des pays interrogés ont introduit une représentation obligatoire de femmes dans les conseils d'administration et 30% ont légiféré sur leur participation politique.
« Il existe une corrélation directe entre une diminution des disparités entre les sexes et une compétitivité économique accrue », explique Saadia Zahidi, co-auteure du rapport et directrice du Women Leaders and Gender Parity Programme. Les pays qui font bien année après année dans les quatre domaines étudiés sont ceux qui investissent dans la santé et l'éducation des femmes, et qui adoptent des politiques visant à s'assurer qu'elles aient un accès égalitaire à la participation économique et politique.
Sources : Forum économique mondial, 01.11.2011, The Daily Beast, 01.01.2011
Page reliée : The Female Factor - Progress for Women, but a Long Way to Go, Luisita Lopez Torregrosa, The New York Times, 01.11.2011



