En France, le collectif Osez le féminisme vient de lancer une campagne qui interpelle les candidat-es en lice à l'élection présidentielle de 2012. Le message est clair : « Vous n'aurez pas nos voix si vous ne mettez pas l'égalité femmes-hommes au programme. » Osez le féminisme pointe six thématiques majeures : la précarité, les violences envers les femmes, les libertés, le sexisme ordinaire, la parité et la parentalité partagée. Le collectif analyse les plate-formes des différents partis sous ces angles, et continuera à le faire au fur et à mesure que les programmes se préciseront. Quant à celles et ceux qui pensent que les inégalités hommes-femmes sont du passé, Osez le féminisme leur a concocté une vidéo pas piquée des vers. Source : Libération.
« L’action de Portes ouvertes sur le Lac est l’une des solutions les plus performantes et foncièrement humaines pour contrer le vieillissement de la population, le déclin démographique, l’exode des jeunes et la pénurie de main-d’œuvre en région rurale », a dit Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT), lors de la remise du prix Hommage des Grands Prix de la ruralité 2011. La vidéo présente cet organisme qui s’est donné pour mission d’accroître le nombre d’immigrant-es au Lac-Saint-Jean en leur assurant un service d’accueil et d’intégration sociale et professionnelle adapté à leurs besoins, ce qui a permis d’obtenir des résultats inespérés. Écoutez aussi ce reportage de Jean-François Coulombe réalisé pour l'émission du 5 novembre de Communauté 36 de Radio-Canada.
L'Union Saint-Laurent Grands Lacs (USGL), une coalition internationale vouée à la protection et à la conservation de cet écosystème, s'intéresse à la gestion novatrice des eaux pluviales urbaines inspirée du développement à faible impact (Low Impact Development - LID) qui a pour but d’atténuer les effets néfastes du développement sur l’environnement. Ce type de développement propose entre autres de nouvelles pratiques pour garder les rues et trottoirs bien drainés tout en améliorant la qualité de l’eau des lacs et des rivières. Des infrastructures vertes telles que des aires de biorétention, des bandes filtrantes, des jardins de pluie ou des toits verts reproduisent les processus naturels d’infiltration, de filtration et d'évapotranspiration.
Dans le cadre d'un projet intitulé Villes vertes pour un fleuve et une communauté en santé, l'USGL a offert des formations et des ateliers à cinq municipalités riveraines du fleuve Saint-Laurent. Ces rencontres ont permis d’explorer des voies d’intégration d'infrastructures vertes dans les pratiques municipales tout en répertoriant les obstacles perçus par les gestionnaires ainsi que leurs craintes à l’égard de ces nouvelles stratégies d’aménagement. Par la suite était publié le guide Villes vertes, eau bleue qui propose une introduction à la gestion écologique des eaux de ruissellement en milieu urbain. En voie de réalisation : une série de cinq vidéos sur la gestion intégrée des eaux pluviales. La première capsule présente un concept de stationnement vert abordable qui permet des pratiques de gestion optimale des eaux de pluie.
Photo de N. Bédard tirée du guide Villes vertes, Eau bleue.
Le 15 mars, le Secrétariat à la condition féminine du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine décernait ses Prix Égalité 2011. C’est à Québec qu'étaient dévoilées les initiatives les plus prometteuses dans chacune des six catégories ainsi que le prix Coup de cœur du public :
Modèles et comportements égalitaires La Mini-trousse d’Ella Laflamme réalisée par Femmes et production industrielle (Bécancour) présente trois outils pédagogiques destinés aux enseignant-es et aux parents d'élèves de 6e année : un cahier d’activités, un calendrier et L’arbre généalogique des métiers et professions. Ces outils visent à promouvoir la diversification des choix professionnels des filles et des garçons. Ce matériel sensibilise les enfants et responsabilise leur entourage à l’importance d’agir très tôt pour favoriser une réflexion libre de préjugés et de stéréotypes.
Face aux défis des changements climatiques, l’urbanisme et l’aménagement ont un rôle majeur à jouer. En définissant la forme des collectivités à l’origine des habitudes de vie des populations, ils permettent de réduire à la source les émissions de gaz à effet de serre. Les enjeux liés à l'aménagement du territoire et à l'urbanisme restent cependant méconnus. Saga Cité vous invite à en découvrir plus à travers l’histoire de la ville de Colvert.
Diffusé en ligne, Saga Cité sera projeté dans plus de 25 villes et MRC en 2011. Cette campagne de sensibilisation à l'aménagement durable des collectivités est menée par Vivre en ville qui s'est donné pour mission l’amélioration de la qualité de l’environnement et des milieux de vie en appliquant des principes du développement durable à l’urbanisme, l’aménagement du territoire et au bâtiment.
C'est en 2006 qu'était franchi le pic pétrolier selon l’Agence internationale de l’énergie, ce qui sonnait le début de la fin du pétrole abondant et peu cher. Ceci amenait Rob Hopkins, un enseignant en permaculture, à fonder la première ville en transition en septembre 2006, dans la petite ville de Totnes en Angleterre, afin d'inciter les citoyen-nes à prendre conscience de l'urgence de se préparer aux conséquences de l'atteinte du pic pétrolier, à développer leur résilience en relocalisant ce qui peut l'être et en resserrant les liens sociaux.
Le développement des pôles urbains au détriment des zones rurales est une réalité depuis longtemps décriée. Les campagnes se vident, au profit des villes, posant un véritable problème d’occupation du territoire. Et si l’avenir de nos régions passait par une nouvelle façon de penser la vie rurale et une plus grande prise en charge de notre destinée? Depuis 25 ans déjà, le village de Saint-Camille a refusé l’inéluctable et a retroussé ses manches. Il a su renverser la vapeur en redonnant ses lettres de noblesse au mot « communauté ». Les citoyen-nes se sont pris en main pour recréer une cohésion sociale, territoriale, intergénérationnelle et ont su rebâtir un village à échelle humaine, à tel point que, partout au Québec, Saint-Camille fait figure de modèle. Sa réussite fascine. En effet, comment ont-ils réussi ce tour de force qui donne envie d’aller s’y installer?
Le Centre d’écologie urbaine de Montréal maintient une banque d'idées inspirantes pour des quartiers verts, actifs et en santé. On y trouve des exemples d’expériences qui ont permis de favoriser un meilleur vivre-ensemble misant sur le partage de l’espace public, les modes de transport sains et durables, l’intégration de la nature, l’inclusion et la participation citoyenne ainsi que la protection et la promotion de la santé. En s’inspirant des meilleures pratiques expérimentées ici et ailleurs, cette section de son site web vise à alimenter la réflexion et à susciter l’émergence de projets novateurs.
"C'est un espace public. Personne ne peut l'utiliser." En 1996, c'est ce qu'ont répondu des représentants de la ville de Portland (Orégon) quand Mark Lakeman tentait d'obtenir l'autorisation de transformer une intersection de son quartier en une place qui facilite la création de relations entre voisin-es. Pour ce designer urbain, cette réponse exprimait une incompréhension fondamentale du concept d'espace public. Avec ses voisin-es, il a mis sur pied City Repair qui a pour but de changer la façon de penser les espaces publics. Ils ont commencé par s'approprier une intersection de leur quartier, puis ils se sont mis à construire des bancs et à peindre des rues un peu partout dans la ville afin de transformer des espaces publics inanimés en places aimées par les résident-es. Peu après la fondation de City Repair, la ville changeait de perspective et adoptait un règlement qui permet désormais de transformer des intersections en lieux de rencontre. Avec les projets qui seront réalisés lors du festival annuel Village Building Convergence, en tout, ce sont plus de 200 sites majeurs qui auront été créés de même que près de 300 petits projets. Et ailleurs aux États-Unis, d'autres groupes s'inspirent des méthodes de City Repair.
L’UNIFEM (devenue depuis l'ONU Femmes) a lancé un Centre mondial virtuel de connaissances qui cible la participation de l'ensemble des pays du monde. Il vise à aider la mise sur pied ou le perfectionnement de programmes de lutte à la violence faite aux femmes et aux filles. Ce genre d’initiative web gagne en popularité chez les organisations internationales et les ONG. L'une des spécificités de ces centres est de mettre en commun sur un même site web une multiplicité de ressources de diverses origines et natures. L’appropriation partagée de la plate-forme web par des acteurs et actrices de la recherche et de l’intervention en matière de violence assure la durabilité du projet.