Le 20 mai 1969, le gouvernement de Pierre-Elliott Trudeau, sous l'égide du ministre responsable de la Capitale nationale, Jean Marchand, décrète le transfert d'une partie importante de l'administration fédérale vers le côté québécois de la rivière des Outaouais. L'objectif est de contrer le mouvement nationaliste au Québec, en pleine expansion avec la naissance du Parti québécois en 1968.
Pour faire place aux édifices fédéraux, on procède, entre 1969 et 1974, à l'expropriation et à la démolition de 1 500 maisons et logements au centre-ville de Hull, ce qui affecte 5 000 personnes. Avec la construction du complexe de la Place du Portage, Hull devient un véritable champ de bataille de l'unité nationale. Le gouvernement souhaite faire de la région de Hull-Ottawa un modèle pour le Canada. Une émission de la série Tout le monde en parlait.
"C'est un espace public. Personne ne peut l'utiliser." En 1996, c'est ce qu'ont répondu des représentants de la ville de Portland (Orégon) quand Mark Lakeman tentait d'obtenir l'autorisation de transformer une intersection de son quartier en une place qui facilite la création de relations entre voisin-es. Pour ce designer urbain, cette réponse exprimait une incompréhension fondamentale du concept d'espace public. Avec ses voisin-es, il a mis sur pied City Repair qui a pour but de changer la façon de penser les espaces publics. Ils ont commencé par s'approprier une intersection de leur quartier, puis ils se sont mis à construire des bancs et à peindre des rues un peu partout dans la ville afin de transformer des espaces publics inanimés en places aimées par les résident-es. Peu après la fondation de City Repair, la ville changeait de perspective et adoptait un règlement qui permet désormais de transformer des intersections en lieux de rencontre. Avec les projets qui seront réalisés lors du festival annuel Village Building Convergence, en tout, ce sont plus de 200 sites majeurs qui auront été créés de même que près de 300 petits projets. Et ailleurs aux États-Unis, d'autres groupes s'inspirent des méthodes de City Repair.
Pour la New Economics Foundation (nef) de Londres, la controverse autour des bonus des banquiers soulève des questions fondamentales non seulement au sujet de la rémunération des cadres supérieurs mais aussi sur la valeur relative du travail de chacun-e. Dans un rapport publié en décembre 2009, A Bit Rich? Calculating the real value to society of different professions, la nef analyse la valeur de la contribution à la société de trois emplois à faible rémunération et de trois autres à rémunération élevée, en utilisant une méthode d'évaluation appelée le Social Return on Investment (retour social sur investissement) qui tient compte des valeurs sociales, environnementales et économiques que ces fonctions produisent ou détruisent, selon le cas. L'analyse mesure les retours économiques conventionnels, incluant la création d'emplois, tout en tenant compte par exemple de la dégradation de l'environnement et des changements positifs ou négatifs dans le bien-être des personnes et des communautés.
Cette vidéo porte sur un projet de développement local participatif dans la commune de Marmelade située dans le nord d'Haïti, dans le département de l'Artibonite. Il s'agit de soutenir le développement de la communauté pour qu'elle accroisse ses revenus en améliorant et en diversifiant la production agricole. À Marmelade, selon l'ACDI, ce projet a permis de doubler voire tripler la production agricole, tout en la diversifiant. Un type de développement aux antipodes de celui que préconise la Global Renewable Energy (GRE) qui souhaite acheter le droit d'utiliser l'île de la Gonâve afin de construire une ville industrielle incluant notamment une raffinerie d'huile. Ils prévoient de larges marges de profit pour les développeurs du secteur de l'énergie qui viendraient s'y installer. Est-ce bien ce type de développement dit «durable» par la GRE que souhaite la population de la Gonâve?
Ce merveilleux court métrage qui fait partie de la série Future States transmet son message sans jamais parler d'écologie ni de pollution. À la recherche de sa créatrice, la femme qui en a hérité à l’épicerie et qu'il a accompagnée pendant quelque temps, il finit par mettre le cap vers le grand vortex du Pacifique Nord, ce trou noir aquatique en plastique deux fois plus grand que le Texas. Extrait du texte lu par Werner Herzog :
Why were my mountains of joy so brief?
And yet, like a fool I still have hope I will meet her again…
And if I do I will tell her just one thing: I wished that you had created me so that I could die.
Alors que le séisme en Haïti détruisait les immeubles, il démantelait également les structures sociales qui protégeaient les femmes haïtiennes de la violence sexuelle. Avant le 12 janvier, les viols étaient déjà généralisés. Mais aujourd’hui, des centaines de milliers de femmes vivent dans la rue ou dans des camps, fréquemment isolées de leurs familles et de leurs quartiers, ce qui les rend plus vulnérables que jamais. Lors d’une enquête partielle, en date du 21 mars, les travailleuses et travailleurs d’organismes communautaires avaient recensé 230 viols dans 15 camps, soit plus de 15 incidents par camp. On n’a procédé à aucune enquête exhaustive et, malheureusement, la base de données d’UNIFEM servant à la collecte de données sur la violence sexuelle a été détruite lors du séisme. Toutefois, la ville de Port-au-Prince comptant à elle seule plus de 500 camps, il est manifeste que la violence sexuelle est largement répandue.
Les questions liées aux femmes et à l'égalité des sexes ont brillé par leur absence lors de la Conférence internationale des donateurs pour Haïti qui s'est tenue le 31 mars à New York et au cours de laquelle plusieurs milliards de dollars ont été promis pour financer la reconstruction d'Haïti.
Le plan d'action national d'Haïti, plan qui définit les orientations à suivre en matière d'efforts de reconstruction et d'allocation des ressources, s'est basé sur l'Évaluation conjointe des besoins post-séisme (PDNA). Le PDNA est le résultat d'un processus de deux mois mené par le gouvernement haïtien qui a rassemblé plus de 250 personnes en provenance des Nations Unies, de la Banque mondiale, de l'Union européenne et de la Banque interaméricaine de développement. Malgré cet effort à grande échelle, le PDNA n'a pas réussi à intégrer la dimension de genre aux stratégies proposées par Haïti pour la reconstruction des politiques macroéconomiques, sociales, environnementales, infrastructurelles et de gouvernance.
Le 12 mars à Jacmel, l'équipe du Ciné Institute, en partenariat avec Oxfam et FilmAid, demandait à des Haïtien-nes quelles sont leurs priorités pour la reconstruction de leur pays. Les besoins les plus pressants d'après cette enquête réalisée auprès de 1 723 personnes? Du travail, des écoles et des maisons. Rencontrez trois des personnes qui ont répondu à la question dans ce clip en créole avec des sous-titres en anglais.