
Cassandre Blier et Nelly Bassily, deux collaboratrices de Parole citoyenne de l'Outaouais, ont fait leurs valises, affûté leurs micros et préparé leurs questions. C'est qu'elles traiteront des réalités des femmes autochtones et des défis reliés aux changements climatiques et à la pénurie d'eau que doivent relever les agricultrices. Tout ça pendant le Forum social mondial 2009 qui a lieu à Belém, au Brésil, du 27 janvier au 1er février. C'est à suivre dans ce blogue. Consultez aussi UNI-Alter, Flamme d'Afrique, Networked Journalists, Le Courrier, IPS terraviva, Ciranda et WSFtv.net qui couvrent le FSM.
> Déclarations de l’Assemblée des mouvements sociaux et de l’Assemblée des femmes
Lire la suite "Au Forum social mondial de Belém" »
Le 6 octobre, le chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Phil Fontaine, et la présidente du Conseil des femmes de l'APN, Kathleen McHugh, invitaient les Canadiennes à célébrer la Journée des femmes des Premières Nations en faisant des dons afin d'appuyer "l'un des plus importants enjeux relatifs aux droits de la personne de l'histoire canadienne, et l'un de ceux qui tardent le plus à être résolus".
Lire la suite "L'APN rend hommage à Sharon McIvor" »
Les ententes sur les revendications territoriales globales (ERTG) sont l’un des moyens dont les Autochtones se servent pour tenter de corriger les pénibles séquelles des politiques coloniales du passé et d’établir avec l’État canadien des relations qui répondent mieux à leurs aspirations sociales, économiques et politiques et mènent à une amélioration de leur qualité de vie. En 1975, les Cris d’Eeyou Istchee et les Inuits du Nunavik dans le Nord du Québec ont été les premières nations autochtones à signer une ERTG, soit la Convention de la Baie-James et du Nord québécois(CBJNQ). Malgré certains progrès accomplis depuis 30 ans, la CBJNQ n’a pas modifié sensiblement les conditions de vie des Cris et des Inuits, soutient une étude de Martin Papillon de l’Institut de recherche en politiques publiques intitulée Aboriginal Quality of Life Under a Modern Treaty: Lessons from the Experience of the Cree Nation of Eeyou Istchee and the Inuit of Nunavik.
Lire la suite "La situation des peuples autochtones s’est à peine améliorée depuis la signature de la Convention de la Baie-James" »
psr Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador
Chaque année, et ce depuis 14 ans, le 9 août représente une date hautement symbolique pour l'ensemble des peuples autochtones de la planète alors qu'est célébrée la Journée internationale des peuples autochtones. Cet événement festif et rassembleur, qui vise à acclamer la diversité et la richesse de l'humanité, rappelle tout de même que la grande majorité des autochtones de la planète sont continuellement victimes d'exclusion. Jour après jour, des exactions sont commises en toute impunité contre les peuples premiers du monde entier. Les populations autochtones font face à une discrimination profonde, à une marginalisation historique ainsi qu'à des politiques abusives qui sont le triste résultat d'une violation systématique de leurs droits fondamentaux.
Lire la suite "400 ans de souffrance" »
par Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador
Nous, les chefs des Premières Nations du Québec, souhaitons nous adresser aujourd'hui à la population du Québec au sujet du plus grave problème que nous ayons eu à subir depuis le triste épisode des «pensionnats indiens». C'est bien connu, ceux-ci avaient pour objectif de faire disparaître nos nations le plus vite possible en «tuant l'Indien dans l'enfant»! C'est ce qu'on appelle un ethnocide. Nous sommes encore, aujourd'hui même, confrontés à des nouvelles mesures gouvernementales dont les effets risquent d'être tout aussi désastreux pour nos Premières Nations.
Lire la suite "Projet de loi 125 - Pensionnats indiens, tome 2" »
L’association des Femmes Autochtones du Québec accepte les excuses officielles du premier ministre du Canada relatives à l’expérience génocidaire des Peuples Autochtones durant la période des pensionnats indiens. Ces excuses arrivent toutefois bien tard et sont en contradiction avec les politiques oppressives contenues dans la Loi sur les Indiens.
Lire la suite "Réponse de l'association des femmes autochtones du Québec aux excuses du gouvernement du Canada pour le système des pensionnats indiens" »
par Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador
Chers Québécois, entendre parler des «revendications autochtones» peut certainement vous inspirer un sentiment d'exaspération. Nous comprenons. Nous, les Premières Nations, sommes surtout fatiguées d'en parler, sans que cela ne donne de résultat. Ce que nous partageons, et qui est le plus frustrant dans cette situation, c'est que ni vous ni moi n'avons les moyens de changer les choses, tant et aussi longtemps que les gouvernements se contenteront de pelleter en avant des problèmes qui persistent depuis plus de quatre siècles. Combien de Québécois ont conscience que leurs gouvernements successifs ont totalement ignoré la protection de nos droits territoriaux, pourtant inscrits dans la Proclamation royale de 1763, ainsi que dans la Constitution canadienne?
Lire la suite "Faut-il attendre une nouvelle crise pour agir?" »
Le 29 mai 2008, le Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador
(APNQL) déclarait «qu’après 500 ans, le colonialisme est toujours bien vivant au Canada». Participant à la Journée nationale de mobilisation des Premières Nations, le chef Picard dénonçait vertement l’attitude du gouvernement canadien, particulièrement son refus d’appuyer la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, adoptée récemment par l’Assemblée générale de l’ONU.
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Le 15 avril 2008, le Conseil des Montréalaises présentait son mémoire sur l'étude publique L'itinérance : des visages multiples, des responsabilités partagées à la Commission du conseil municipal sur le développement culturel et la qualité du milieu de vie. Intitulé Un toit pour toutes, une réponse à adapter!, ce mémoire fait valoir les besoins spécifiques que connaissent les femmes en situation d'itinérance, besoins à partir desquels le Conseil a formulé 13 recommandations adressées à la Ville de Montréal. "L'itinérance chez les femmes est encore peu documentée. Toutefois, la faiblesse des données statistiques ne doit pas nous amener à négliger le problème. D'autant plus que les femmes itinérantes constituent le groupe dont l'augmentation a été la plus significative au cours des dernières années", de s'inquiéter Nicole Boily, présidente du Conseil des Montréalaises.
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Malgré la prospérité que connaît le Canada, certaines catégories de femmes n’en profitent pas. Au contraire, elles sombrent davantage dans la pauvreté et l’exclusion. Ces femmes sont autochtones, chefs d’une famille monoparentale, âgées, handicapées, de couleur, immigrantes, réfugiées ou sans papiers. Pendant 10 ans, les gouvernements ont réduit leurs dépenses sociales et adopté des mesures punitives. Ces actions n’ont pas réussi à s’attaquer aux causes systémiques profondes de la pauvreté persistante des femmes. Leurs solutions axées sur le marché découlent d’une vision qui néglige les différentes raisons pour lesquelles les gens sont pauvres ou le deviennent. Cette vision véhicule également des préjugés au sujet des personnes vivant dans la pauvreté. Depuis quelques années, l'Institut canadien de recherches sur les femmes (ICREF) poursuit une réflexion sur ce que signifie la justice économique et sociale pour les femmes et imagine de nouvelles solutions pour régler les problèmes complexes de la pauvreté et de l’exclusion.
Lire la suite "Pour revoir nos approches en matière de pauvreté et d’exclusion" »