Selon une étude publiée le 19 mars par la Fédération canadienne des municipalités (FCM) portant sur 24 villes canadiennes dont Gatineau, Laval, Québec et Montréal, celles-ci se partagent 85% de toute l'immigration et 90% de toutes les personnes réfugiées. Alors que les nouveaux arrivants sont deux fois plus susceptibles d'avoir en poche un diplôme universitaire que la moyenne des Canadien-nes, ils demeurent quatre fois plus touchés par le chômage, tandis que les municipalités manquent de fonds pour répondre à leurs besoins spécifiques.
Le Bouclier d’Athéna Services familiaux (BASF), en partenariat avec l’UQAM, présente un rapport de recherche intitulé «Sensibiliser les communautés ethnoculturelles à la violence conjugale : bilan et résultats de l’évaluation de la campagne du Bouclier d’Athéna Services familiaux». Cette recherche évaluative se fonde sur la campagne de sensibilisation orchestrée par le BASF de 2002 à 2007. Celle-ci a été réalisée en partenariat avec les médias ethniques, le service de police de la Ville de Montréal, la ligne d’urgence SOS Violence conjugale, des organismes communautaires et onze communautés ethnoculturelles. Elle poursuivait comme objectif de donner en langue maternelle de l’information de base sur la problématique de la violence conjugale.
En 2007, Emploi-Québec estimait que 680 000 postes seront à combler au Québec d’ici 2010. Cette croissance de l’emploi se concentrera principalement dans les secteurs de la santé et des services sociaux, les services professionnels, scientifiques et techniques, la fabrication de machines et de matériel de transport. Bien que la prospérité de l’économie québécoise ait mené le taux de chômage à son niveau le plus bas au cours des 30 dernières années, la grande majorité des PME n’arrivent pas à combler les postes disponibles. Comment les entreprises s’organisent-elles pour faire face à ce défi? L’immigration peut-elle répondre à ce problème?
Malgré la prospérité que connaît le Canada, certaines catégories de femmes n’en profitent pas. Au contraire, elles sombrent davantage dans la pauvreté et l’exclusion. Ces femmes sont autochtones, chefs d’une famille monoparentale, âgées, handicapées, de couleur, immigrantes, réfugiées ou sans papiers. Pendant 10 ans, les gouvernements ont réduit leurs dépenses sociales et adopté des mesures punitives. Ces actions n’ont pas réussi à s’attaquer aux causes systémiques profondes de la pauvreté persistante des femmes. Leurs solutions axées sur le marché découlent d’une vision qui néglige les différentes raisons pour lesquelles les gens sont pauvres ou le deviennent. Cette vision véhicule également des préjugés au sujet des personnes vivant dans la pauvreté. Depuis quelques années, l'Institut canadien de recherches sur les femmes (ICREF) poursuit une réflexion sur ce que signifie la justice économique et sociale pour les femmes et imagine de nouvelles solutions pour régler les problèmes complexes de la pauvreté et de l’exclusion.
Le Groupe de recherche Régions et développement au Mexique (GREDEM) est une équipe de recherche composée des professeur-es Marie France Labrecque, Manon Boulianne, Sabrina Doyon et Martin Hébert, du département d’anthropologie de l’Université Laval. Les membres du GREDEM réalisent des travaux de recherche dans plusieurs États du Mexique : Chiapas, Chihuahua, Colima, Guanajuato, Guerrero, Puebla, Tamaulipas, Veracruz et Yucatán.
En 2008, 12,000 ouvrières marocaines iront travailler de 3 à 6 mois dans des exploitations agricoles espagnoles, une avancée dans la lutte contre le chômage selon l'Agence de promotion de l'emploi (ANAPEC) qui les recrute avec le soutien de l'AENEAS, une "assistance technique et financière en faveur de pays tiers dans le domaine des migrations et de l'asile" créée en 2004 par l'Union européenne. Cette opération de recrutement répond aux besoins de l'agriculture espagnole qui manque de main-d'oeuvre bon marché, abondante au Maroc. Afin de maximiser le taux de retour au Maroc à la fin des récoltes, l'ANAPEC recrute des femmes mariées, âgées de 18 à 40 ans et mères d'enfants âgés de moins de 14 ans. Ces travailleuses doivent aussi habiter à la campagne, être pauvres et en bonne santé. Celles qui satisfont ces critères discriminatoires seront payées 33 euros pour 6,5 heures de travail par jour, et 6 euros par heure supplémentaire. Elles auront droit à un seul jour de repos par semaine, à une couverture maladie et au logement gratuit. Celles qui retourneront au Maroc auront aussi la garantie d'un contrat l'année suivante.
Le 9 décembre 2007, BesmaTV recevait Yasmina Chouakri, chargée de projet et responsable du comité des femmes des communautés culturelles de la Fédération des femmes du Québec. Elle parle des discriminations en emploi, de l'impact des statuts d'immigration, des préjugés que renforcent les médias de masse, d'accommodements raisonnables et de l’atelier-conférence sur l’apport des femmes immigrantes qui fait la tournée des régions du Québec.
Lancé en décembre 2007, le Centre de développement femmes et gouvernance vise à offrir de la formation à des citoyennes de tous horizons qui, par leur expérience et leur engagement, ont démontré leur potentiel de leader et d'agente de changement. Mis sur pied par le Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD), en collaboration avec l'École nationale d'administration publique (ENAP), c'est le premier projet à être approuvé dans le cadre du Fonds de partenariat pour les femmes du Programme de promotion de la femme de Condition féminine Canada. Le centre répond également à l'une des mesures du Plan d'action 2007-2010 découlant de la politique québécoise Pour que l'égalité de droit devienne une égalité de fait. Cette mesure a pour objectif de concevoir ou d'encourager des projets visant l'augmentation de la présence des femmes dans les lieux de pouvoir.
L'ICREF vient de publier un feuillet d'information et un rapport de recherche. Le feuillet présente des témoignages de femmes à faible revenu avec une analyse critique et des informations détaillées sur l'impact de la dévolution des programmes sociaux. Il présente des informations concluantes qui soulignent l'importance d'écouter les femmes pour connaître les vrais problèmes auxquels doivent s'attaquer les politiques et les programmes. Il s'inspire du rapport intitulé Integrating the voices of low-income women into policy discussions on Canada Social Transfer. First Nations women in Vancouver, immigrant and refugee women in Calgary and women with disabilities in Winnipeg, une recherche qualitative menée en 2007 avec des décideurs, des organismes de services sociaux et des femmes à faible revenu autochtones, immigrantes, réfugiées et handicapées. Des données quantitatives tirées de recherches antérieures viennent compléter le tableau.