"En un mot, la situation est immorale. Pour moi, me taire, ce ne serait pas humain." Rachel-Alouki Labbé a intitulé Désert de croix son film sur Ciudad Juarez, la ville la plus meurtrière au monde. Depuis plus de 15 ans, des femmes et des fillettes mexicaines y sont retrouvées mortes torturées, décapitées, éventrées, violées, sans que les assassins n'aient encore été condamnés. "Ce serait bien de pouvoir expliquer pourquoi c’est comme ça parce qu’on aurait les solutions. Les femmes sont mutilées, leur ventre et leurs seins coupés; on tue ce qui engendre la vie. Les hommes violent et tuent. C’est ça Ciudad. Le féminicide se répand. C’est un phénomène social trop avancé. L’ALÉNA, les grosses compagnies qui possèdent les terres, les maquiladoras, les 500 bandes de narcotrafiquants, l’exode vers le Nord, l’impunité des responsables, la violence conjugale, l’armée, les policiers, c’est un trou de la mort", ajoute Rachel-Alouki.
Elle a filmé Anapra, l’endroit du désert où on trouve les corps et plante des croix, mais elle a aussi montré les enfants "parce qu’il faut commencer par la base". Des orphelin-es participent à des ateliers de création et sont encouragés dans la poursuite de leurs études. Le film a été projeté à Montréal en décembre 2009 et sera diffusé sur les ondes d’APTN à compter de janvier. La morbide situation de Ciudad pose la question : comment intervenir dans un tel phénomène de société?
Place aux jeunes en région poursuit sa campagne de recrutement de jeunes diplômé-es. Afin de favoriser leur migration en région, des séjours exploratoires leur sont offerts dans 15 régions du Québec. En 2008-2009, 885 personnes âgées de 18 à 35 ans ont participé à l’un de ces séjours qui permettent de découvrir des régions, leurs services et les possibilités professionnelles ou entrepreneuriales. Le transport, l’hébergement, les repas et les activités sont gratuites; celles-ci se déroulent sur quelques jours à divers moments de l’année selon les territoires. Rappelons que Place aux jeunes en région existe depuis 1990 et est financé par le Secrétariat à la jeunesse dans le cadre de la Stratégie d’action jeunesse 2009-2014 du Québec et par le Mouvement Desjardins.
par la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM)
Le 9 septembre à Trois-Rivières, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie dévoilait une campagne publicitaire de sensibilisation en prévision des élections municipales de 2009. Les femmes de tout âge ont toujours été engagées et actives dans leur communauté, mais elles demeurent sous-représentées en politique municipale. En Mauricie, malgré les progrès des dernières années, seulement 9,5% des municipalités sont dirigées par une mairesse tandis que les femmes n’occupent que 32,2% des sièges des conseils municipaux. Au Québec, ces taux passent à 13,9% et 26,7% respectivement, en moyenne. C’est pourquoi, dans toutes les régions du Québec, des stratégies sont mises de l’avant par des groupes de femmes pour outiller celles qui se porteront candidates aux prochaines élections municipales et sensibiliser la population à cet enjeu.
Il y a quelques semaines, la Table Jeunesse de l’Outaouais demandait à la CRÉO de faire un vidéo pour promouvoir l’implication des jeunes sur le thème de l’égalité femmes-hommes. Avec un peu d’ironie, Carole Perreault et Benoît Gauthier ont relevé le défi. D'autres courtes vidéos expliquent l'intérêt qu'il y a à s'impliquer dans une coopérative ou encore dans le domaine culturel, dans les mouvements étudiants et communautaires ou à l'international. Difficile de ne pas trouver chaussure à son pied! La Table invite également les jeunes de la région à participer au stimulant Colloque régional sur l’implication citoyenne (Grand CRIC) qui a lieu du 5 au 7 juin au Centre touristique du Lac-Simon, à Duhamel.
par la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
Le 7 avril, la FAFMRQ, appuyée par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes aux travail (CIAFT), présentait un mémoire dans le cadre des consultations sur le projet de loi no 7 instituant le fonds pour le développement des jeunes enfants. Rappelons que ce fonds prévoit des investissements de 400 millions $ sur 10 ans, dont 250 millions $ provenant de la Fondation Chagnon et 150 millions $ du gouvernement du Québec.
Or, ce mode de gouvernance, qui consiste à recourir de plus en plus fréquemment à des fonds publics/privés, soulève d’importantes questions en ce qui a trait au respect des processus démocratiques. Que l’orientation des politiques sociales soit laissée à la discrétion de bailleurs de fonds privés, alors que d’importantes sommes d’argent proviennent également des poches des contribuables, constitue un important accroc à la démocratie. « Il est inacceptable que l’État abdique ainsi sa responsabilité de décideur et de régulateur des politiques sociales au profit de riches mécènes, si bien intentionnés soient-ils! », s’indigne Nathaly Roy, présidente de la FAFMRQ.
Deux nouvelles maisons d'éditions de littérature enfantine ont récemment émergé en Suède, non sans faire des vagues, leur finalité étant d'instiller aux enfants des valeurs telles que l'égalité et la diversité. Les éditeurs Vilda et Olika ont ouvert leurs portes en 2007 dans le but de publier des livres pour enfants bousculant l'approche traditionnelle sur les sexes, la race et l'orientation sexuelle. «Notre but est que toutes les personnes, sans tenir compte de leur sexe, de leur sexualité, de leur ethnicité, aient la liberté de créer leur propre identité et qu'elles puissent être respectées pour leurs qualités personnelles», explique Karin Salmson, cofondatrice de Vilda.
Nous, les chefs des Premières Nations du Québec, souhaitons nous adresser aujourd'hui à la population du Québec au sujet du plus grave problème que nous ayons eu à subir depuis le triste épisode des «pensionnats indiens». C'est bien connu, ceux-ci avaient pour objectif de faire disparaître nos nations le plus vite possible en «tuant l'Indien dans l'enfant»! C'est ce qu'on appelle un ethnocide. Nous sommes encore, aujourd'hui même, confrontés à des nouvelles mesures gouvernementales dont les effets risquent d'être tout aussi désastreux pour nos Premières Nations.
Le gouvernement du Québec a entrepris une importante campagne conçue pour sensibiliser la population à la problématique des agressions à caractère sexuel. Cette première au Québec est l'une des mesures qui découlent des Orientations gouvernementales en matière d'agression sexuelle.
Malgré la prospérité que connaît le Canada, certaines catégories de femmes n’en profitent pas. Au contraire, elles sombrent davantage dans la pauvreté et l’exclusion. Ces femmes sont autochtones, chefs d’une famille monoparentale, âgées, handicapées, de couleur, immigrantes, réfugiées ou sans papiers. Pendant 10 ans, les gouvernements ont réduit leurs dépenses sociales et adopté des mesures punitives. Ces actions n’ont pas réussi à s’attaquer aux causes systémiques profondes de la pauvreté persistante des femmes. Leurs solutions axées sur le marché découlent d’une vision qui néglige les différentes raisons pour lesquelles les gens sont pauvres ou le deviennent. Cette vision véhicule également des préjugés au sujet des personnes vivant dans la pauvreté. Depuis quelques années, l'Institut canadien de recherches sur les femmes (ICREF) poursuit une réflexion sur ce que signifie la justice économique et sociale pour les femmes et imagine de nouvelles solutions pour régler les problèmes complexes de la pauvreté et de l’exclusion.