Dans le cadre de la Semaine de la recherche de l’UQO, la professeure Denyse Côté et messieurs Xavier Blais et David Clément, respectivement directrice et assistants de recherche à l’ORÉGAND, ont livré une conférence portant sur le web dans la valorisation de la recherche. Ils y ont présenté l’évolution des modes de diffusion des recherches universitaires ainsi que des documents de vulgarisation. Ils ont également présenté le site web de l’ORÉGAND maintenant actif sur le web 2.0. Cette nouvelle activité permet de diffuser plus largement les savoirs et les ressources habituellement cloisonnées au milieu universitaire.
Le 29 janvier, lors de la première radiodiffusion en direct du Camp de solidarité Myriam Merlet, Anne-Marie Coriolan et Magalie Marcelin, après la description faite par Lise Marie Dejean, une militante haïtienne de l'organisation SOFA (Solidarité des femmes haïtiennes), au sujet de la dévastation du pays - effondrement des bâtiments, nombreux décès et blessé-es, disparation de la mémoire historique enterrée sous les débris de la bibliothèque nationale et d'EnfoFanm - un journaliste lui a demandé : alors que reste-t-il? Lisa Marie l’a regardé droit dans les yeux, puis lui a dit : la force des survivant-es.
Le camp de solidarité féministe internationale qui ouvrira au cours de la semaine du 25 janvier à Jemaní, à la frontière d’Haïti et de la République dominicaine, a été nommé en l’honneur de Myriam Merlet, Magalie Marcelin et Anne-Marie Coriolan, des leaders féministes tuées lors du séisme. Il vise à mobiliser et transférer des ressources de base aux Haïtiennes en plus de faciliter les communications directes avec elles. Organisé par des groupes de femmes d’Haïti, de la République dominicaine, d’Amérique latine, des Caraïbes et d’ailleurs, il sera par la suite autogéré par les Haïtiennes.
Le prix Nobel d’économie a été décerné le 12 octobre 2009 à Elinor Ostrom, qui travaille sur les « Communs », cette forme spécifique de propriété et de gouvernance qui place les décisions collectives des « communautés » au centre du jeu socio-économique. Cette question des biens communs a longtemps été ignorée par la science économique, par la politique et par les mouvements sociaux, mais elle est en passe de redevenir un « outil pour penser » majeur.
par Sandra Breux, professeure à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal
Il est courant d'affirmer que l'administration municipale est le creuset de la démocratie, en raison notamment de la proximité qu'elle permet entre représentants et citoyens. Cette proximité peut toutefois être remise en question. On constate en effet que nos élus locaux sont peu représentatifs de la population qui les élit : on dénombre ainsi en 2009 près de 14% de mairesses et près de 27% de conseillères municipales (Conseil du statut de la femme, 2009). Si on ne peut que se réjouir de la nette progression de la présence des femmes à l'échelle locale depuis 20 ans, on ne peut passer sous silence le ralentissement de cette progression depuis quelques années.
Après la fromagerie Chaput qui commente l'actualité sur YouTube, voici un autre exemple d'utilisation prometteuse des nouvelles technologies d'information et de communication (TIC) par le milieu rural. Depuis la fin de janvier, Éric Proulx, propriétaire de la Ferme-Fromagerie Tourilli de Saint-Raymond-de-Portneuf, interpelle directement la population via Facebook et un blogue, incluant de courtes vidéos diffusées sur YouTube, et ce, afin de recruter des actionnaires citoyens et corporatifs. Pour réaliser son projet de 2 millions $ de construction d’une "fromagerie éco-énergétique, multi-lait, produisant en majeure partie du chèvre mais aussi du fromage de lait de vache, certifiée biologique, HACCP et agrée aux normes d'exportation", il vend des actions citoyennes 500$ chacune, avec une promesse de rendement de 5%. L’effet des moyens de communication 2.0 a vite commencé à se faire sentir : déjà, une quarantaine personnes de partout au Québec se sont engagées à participer financièrement à son projet.
Bienvenue dans un monde dirigé par les femmes. Nous vous invitons à lire les histoires jamais racontées de femmes réclamant et exerçant leur pouvoir partout dans le monde et à travers l'histoire. Sur ce site, vous trouverez des œuvres d'art, des poèmes, des podcasts, des vidéos et des exemples inspirants de femmes de tous horizons œuvrant pour améliorer leur vie et celle de leurs communautés.
De par son engagement envers la parole citoyenne et, par-dessus tout, parce qu’il donne une voix à une région dans un paysage médiatique à forte convergence et en grande partie «montréalisé», le journal Le Mouton NOIR occupe une place singulière au sein de la presse indépendante. Or, après 13 ans d’existence contre vents et marées, avec un contenu qui n’a pas cessé de s’améliorer avec les années et en dépit d’une reconnaissance publique de sa grande qualité comme en témoignent les nombreux prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) que le journal a remportés, notamment ceux du «média communautaire de l’année» en 2008, en 2006 et en 2004, qui lui ont assuré un rayonnement notable à l’extérieur de la région, Le Mouton NOIR se trouve aujourd’hui dans une situation financière si difficile qu'assurer les salaires des employés dans les semaines à venir est devenu problématique.
Qui a dit que les femmes et les technologies, ça fait deux? Le cyberespace fournit plein d’exemples qui font mentir ce préjugé, dont le site GenderIt qui se consacre entièrement à la question du genre et des technologies de l’information et de la communication (TIC). Passant par les droits à la communication, à l’éducation et à la gestion gouvernementale, GenderIt offre un portrait assez complet des enjeux concernant l’équité de genre et les TIC, principalement en Amérique Latine et en Afrique.
Dans les rues de Buenos Aires en Argentine, des filles armées de leurs réflexions et observations sur l’oppression des femmes cherchent toutes sortes d'occasions de faire passer des messages dérangeants. Ce sont les Mujeres Públicas, un regroupement mis sur pied en 2003 dans le but de faire de la revendication politique de manière créatrice comme alternative aux formes traditionnelles d’action politique. Elles se veulent des facilitatrices de débats, de réflexions et de dérangements sur les discours et pratiques sexistes et la phobie du lesbianisme. Leurs interventions artistiques ont été entreprises en réaction aux méthodes classiques d’expression politique qu’elles jugent rarement originales, peu efficaces en ce qui concerne la transmission de messages, et n’incitant pas à passer à l’action. Leur travail porte surtout sur la déconstruction des messages, des idées et des représentations stéréotypées de la sexualité, du travail et de la capacité de réflexion des femmes qui renforcent les oppressions subies. Elles s’attaquent entre autres à l’Église, au travail domestique, au corps, à la sexualité, au viol, à la guerre et à l’avortement.
Le 14 avril 2008, Monique Charbonneau, présidente-directrice générale du Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO), prononçait une conférence portant sur la contribution des femmes aux technologies de l’information (TI), un domaine que l’on associe traditionnellement aux hommes. Naviguant depuis plus de 30 ans dans ce milieu, elle a tracé un bilan sur l’évolution et la position des femmes dans le marché du travail en TI et apporté quelques pistes de réflexion, notamment sur la formation de la relève dans ce domaine. Lors de cette conférence, elle a cherché à répondre à plusieurs questions. Quels rapports les femmes entretiennent-elles avec les TI dans le cadre de leur travail? Quelle est la progression des femmes en ce qui concerne l’utilisation d’Internet? Qu’en est-il des femmes et du web participatif? Quelles sont les grandes tendances qui se dessinent pour la nouvelle génération? Pour en savoir davantage, consultez cette présentation Power Point.