Les femmes demeurent aussi sous-représentées que mal représentées dans les actualités diffusées par les médias d’information, selon la recherche menée dans le cadre du projet mondial de monitorage des médias 2010, et ce, en dépit de changements survenus depuis 15 ans. Coordonnée par la World Association for Christian Communication (WACC), la recherche s’est déroulée dans 108 pays représentant 82% de la population mondiale. Elle a porté sur 1 365 journaux, stations de radio, de télévision et sites web, totalisant 17 795 reportages et évoquant 38 253 personnes. Qui figure dans les nouvelles? a été lancé le 29 septembre en anglais, français, arabe et espagnol, avec plusieurs rapports régionaux et nationaux.
À l'hiver 2010, le Chili fût secoué par un tremblement de terre d'une magnitude de 8,8 sur l'échelle de Richter, plus importante que celle de la catastrophe qui a dévasté Haïti en janvier 2010, mais causant moins de morts. Certain-es analystes associent ce bilan à la meilleure préparation du Chili aux tremblements de terre grâce à l'application de mesures particulières, dont des normes de construction antisismiques. En ce sens, des groupes de femmes et des organisations universitaires chiliennes ont créé le blogue de l'Observatoire Genero y Equidad afin de traiter de la question de la préparation pré-désastres et de la reconstruction dans une perspective d'égalité des sexes. Pour sa part, l'Observatoire a pour but la mise en commun de réflexions, d'évaluations et de débats sur la situation des femmes au Chili et sur les politiques publiques qui ont une incidence sur cette dernière. Les questions de démocratie, de citoyenneté, de justice sociale et de participation sont au cœur des échanges quant aux engagements de l'État chilien à l'égard des femmes.
Face aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux, les professionnel-les de la communication ont tout à gagner à intégrer les principes du développement durable dans leur pratique. Afin d’accélérer le processus de dialogue et d’innovation dans ce secteur porteur, le Réseau des femmes en environnement annonçait récemment la création du Conseil québécois de la communication pour le développement durable, qui réunira près de 20 expert-es de l’industrie de la communication provenant des institutions, des entreprises, des agences, des associations, des ONG et des universités.
Les journalistes sont supposément objectifs. Ils rendent compte des faits rationnellement et répondent aux questions qui, quoi, quand, où et pourquoi en toute impartialité. C’est un but honorable. Or, il n’est pas toujours facile d’être objectif; les décisions et le travail quant au choix des articles à écrire et à publier, des articles à mettre en dernière page, des reporters qui couvriront les événements et de l’approche journalistique individuelle ne doivent aucunement être entachés de parti pris. Certains médias y arrivent chaque fois, d’autres ne font aucun effort dans cette direction.
Le poids médiatique des femmes est décevant selon Influence communication. Les experts cités sont à 90% masculins. La femme la plus médiatisée, Pauline Marois, arriverait au 22e rang. Les médias s'adressent surtout aux femmes quand ils traitent de mode, de santé, de famille et de violence. Quand il s'agit d'économie, de politique, de faits divers et d'affaires judiciaires et surtout de sport, les hommes dominent. Jean-François Dumas explique ces statistiques à l'émission de Christiane Charette. Revenons sur l'importance - hallucinante - que prend le sport dans les médias québécois. Selon une autre analyse réalisée par la même firme, la couverture en marge du 7e match opposant le Canadien aux Penguins a atteint d’impressionnantes proportions. Pendant 24 heures, 9,7% du contenu d'information au Canada a porté sur le sujet et 25,9% au Québec. À titre de comparaison, lors des 24 heures qui ont suivi le séisme en Haïti, 23% du contenu d'information québécois avait porté sur la nouvelle.
Dans le cadre de la Semaine de la recherche de l’UQO, la professeure Denyse Côté et messieurs Xavier Blais et David Clément, respectivement directrice et assistants de recherche à l’ORÉGAND, ont livré une conférence portant sur le web dans la valorisation de la recherche. Ils y ont présenté l’évolution des modes de diffusion des recherches universitaires ainsi que des documents de vulgarisation. Ils ont également présenté le site web de l’ORÉGAND maintenant actif sur le web 2.0. Cette nouvelle activité permet de diffuser plus largement les savoirs et les ressources habituellement cloisonnées au milieu universitaire.
Le 29 janvier, lors de la première radiodiffusion en direct du Camp de solidarité Myriam Merlet, Anne-Marie Coriolan et Magalie Marcelin, après la description faite par Lise Marie Dejean, une militante haïtienne de l'organisation SOFA (Solidarité des femmes haïtiennes), au sujet de la dévastation du pays - effondrement des bâtiments, nombreux décès et blessé-es, disparation de la mémoire historique enterrée sous les débris de la bibliothèque nationale et d'EnfoFanm - un journaliste lui a demandé : alors que reste-t-il? Lisa Marie l’a regardé droit dans les yeux, puis lui a dit : la force des survivant-es.
Le camp de solidarité féministe internationale qui ouvrira au cours de la semaine du 25 janvier à Jemaní, à la frontière d’Haïti et de la République dominicaine, a été nommé en l’honneur de Myriam Merlet, Magalie Marcelin et Anne-Marie Coriolan, des leaders féministes tuées lors du séisme. Il vise à mobiliser et transférer des ressources de base aux Haïtiennes en plus de faciliter les communications directes avec elles. Organisé par des groupes de femmes d’Haïti, de la République dominicaine, d’Amérique latine, des Caraïbes et d’ailleurs, il sera par la suite autogéré par les Haïtiennes.
Le prix Nobel d’économie a été décerné le 12 octobre 2009 à Elinor Ostrom, qui travaille sur les « Communs », cette forme spécifique de propriété et de gouvernance qui place les décisions collectives des « communautés » au centre du jeu socio-économique. Cette question des biens communs a longtemps été ignorée par la science économique, par la politique et par les mouvements sociaux, mais elle est en passe de redevenir un « outil pour penser » majeur.
par Sandra Breux, professeure à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal
Il est courant d'affirmer que l'administration municipale est le creuset de la démocratie, en raison notamment de la proximité qu'elle permet entre représentants et citoyens. Cette proximité peut toutefois être remise en question. On constate en effet que nos élus locaux sont peu représentatifs de la population qui les élit : on dénombre ainsi en 2009 près de 14% de mairesses et près de 27% de conseillères municipales (Conseil du statut de la femme, 2009). Si on ne peut que se réjouir de la nette progression de la présence des femmes à l'échelle locale depuis 20 ans, on ne peut passer sous silence le ralentissement de cette progression depuis quelques années.