Après 15 heures de délibération, le Sénat argentin, situé à Buenos Aires, adoptait par une faible majorité une loi autorisant le mariage homosexuel. L’Argentine devient donc le premier pays d’Amérique Latine à reconnaître officiellement et pleinement la diversité sexuelle au sein de ses institutions. En 2009, la ville de Mexico avait elle aussi légalisé le mariage gay, tandis que l'Uruguay, la Colombie et Buenos Aires ont mis en place des pactes d'union civile depuis respectivement 2008, 2007 et 2002. Désormais, la loi permet aux homosexuel-les de jouir des mêmes droits et devoirs à l’égard du mariage que les couples hétérosexuels. Il s’agit d’un aspect important à partir duquel les militant-es ont formulé leurs revendications. En effet, si un couple peut s’unir devant la justice, sans avoir droit à l’adoption, aux congés parentaux et familiaux, à la sécurité sociale, à des allocations et à un héritage, la discrimination demeure présente.
Ce reportage de 30 minutes réalisé en Suisse porte sur les personnes intersexes et l'assignation chirurgicale d'un sexe à la naissance qui se fait en Occident depuis les années 1950, et de plus en plus comprise aujourd'hui comme une grave erreur. «Les réactions que suscite le cas de l'athlète Caster Semenya montrent l'ampleur de l'incompréhension vis-à-vis des personnes intersexuées, affirmait à La Presse l'anthropologue Katrina Karkasis, auteure de Fixing Sex: Intersex, Medical Authority and Lived Experience. L'ignorance et la peur de la différence créent la stigmatisation. Ce n'est pas parce qu'on a des testicules ou un niveau de testostérone élevé qu'on est un homme.» «L'intersexualité englobe une panoplie de conditions où les organes génitaux, les chromosomes, les gènes ou les hormones sont atypiques à un sexe. C'est très complexe.»
De nombreuses immigrées hautement qualifiées, établies à Montréal, ne trouvent pas un travail qui correspond à leur niveau d'études, même après plusieurs années de résidence, selon une étude intitulée «Le mirage de l'égalité : les immigrées hautement qualifiées à Montréal» de la professeure Marie-Thérèse Chicha. Menée notamment grâce à l'appui de la Fondation canadienne des relations raciales (FCRR), cette étude a pour double objectif de comprendre pourquoi certaines travailleuses immigrées réussissent à trouver un emploi qualifié alors que la majorité échoue et de mettre en lumière en quoi consiste le processus de déqualification. La déqualification, qui se mesure à divers degrés, est l'inadéquation entre qualifications et emploi occupé.
Selon une étude publiée le 19 mars par la Fédération canadienne des municipalités (FCM) portant sur 24 villes canadiennes dont Gatineau, Laval, Québec et Montréal, celles-ci se partagent 85% de toute l'immigration et 90% de toutes les personnes réfugiées. Alors que les nouveaux arrivants sont deux fois plus susceptibles d'avoir en poche un diplôme universitaire que la moyenne des Canadien-nes, ils demeurent quatre fois plus touchés par le chômage, tandis que les municipalités manquent de fonds pour répondre à leurs besoins spécifiques.
Au Bas Saint-Laurent, 56 municipalités sur 116 ont adopté la Charte des valeurs pour des municipalités équitables, dont la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent. Depuis la promotion du prix Municipalité équitable en janvier 2009, il y a eu une explosion d'adhésions. De plus, certaines ont signé une entente de collaboration avec un centre de femmes ou avec la Table de concertation des groupes de femmes de la région pour augmenter la représentation des femmes. D’autres ont mis sur pied des comités consultatifs en condition féminine ou des comités de travail paritaires. Plusieurs conseils municipaux encouragent et soutiennent les candidatures de femmes et de jeunes de moins de 35 ans. Des services spécifiques pour répondre à leurs besoins sont mis en place.
La région serait-elle en voie de devenir une région équitable? Selon la Table de concertation, ce serait sans doute un exploit et une première au Québec! Votre municipalité n'est pas incluse dans cette liste? Parlez-en à votre conseil municipal.
Bienvenue dans un monde dirigé par les femmes. Nous vous invitons à lire les histoires jamais racontées de femmes réclamant et exerçant leur pouvoir partout dans le monde et à travers l'histoire. Sur ce site, vous trouverez des œuvres d'art, des poèmes, des podcasts, des vidéos et des exemples inspirants de femmes de tous horizons œuvrant pour améliorer leur vie et celle de leurs communautés.
La revue Possibles s'est associé au secrétariat du Forum social québécois pour produire un numéro spécial intitulé L'altermondialisme : une utopie créatrice publié en novembre 2008. Pour saisir la richesse et le potentiel de transformation sociale de la nébuleuse de l’altermondialisme, il met l’accent sur ses réalisations, les débats qu’elle soulève, les pratiques qu’elle entend renouveler, les visions du monde qu’elle promeut et les modes d’actions qu’elle engendre.
La première partie porte sur les enjeux et les crises qui confrontent nos sociétés. La seconde aborde les différentes facettes du redéploiement actuel de l’action collective au Québec, que ce soit sur le plan de la mutation des acteurs ou des expériences innovatrices. Dans une troisième section, nous nous penchons sur le rôle du politique dans l’altermondialisme à partir d’une réflexion sur les partis politiques et les projets politiques qui fleurissent en Amérique du Sud. La dernière section porte sur des pistes de solution pour concrétiser l’utopie altermondialiste (décroissance, coopérativisme, nouveaux paradigmes politiques).
Le 29 septembre 2008, la Ville de Gatineau lançait sa Politique en matière de diversité culturelle attendue depuis 2003, qui donne suite à une démarche de consultation qui a rejoint les citoyen-nes ainsi que l’ensemble des intervenant-es et des partenaires du milieu. Selon le maire Marc Bureau, grâce à une «approche proactive en matière de diversité culturelle», cette politique facilitera l'intégration des nouveaux arrivants en mettant en place «un suivi et un cheminement avec les 80 associations de Gatineau.» La réalisation du plan d’action 2008-2010 nécessitera un partenariat financier pour un investissement d’environ 1,2 million $, dont 350 000 $ seront attribués par le ministère de l’Immigration et des communautés culturelles du Québec. D’autres partenariats seraient à venir.
Chaque année, Gatineau accueille en moyenne 1 300 personnes immigrantes. Avec un taux de rétention qui s'élève à 93%, la Ville se classe au 4e rang à ce chapitre au Québec.