« Haïti est ouverte aux affaires. » C’est ce que le président Michel « Sweet Micky » Martelly a affirmé le 28 novembre dans une cérémonie de pose de la première pierre d’un parc industriel géant dans le nord-est d’Haïti. Comme dans d’autres pays du monde, Martelly, son gouvernement et ses « conseillers », comme l’ancien président américain Bill Clinton, font la promotion d’Haïti comme un rêve devenu réalité.
« Nous sommes prêts pour de nouvelles idées et de nouvelles entreprises, et nous créons les conditions nécessaires pour qu'Haïti devienne une destination naturelle et attrayante pour les investissements étrangers », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des investisseurs étrangers à New York en septembre dernier. « La fenêtre d'opportunités est maintenant ouverte », ajoutait l’un de ses collaborateurs. « Haïti a un nouveau président et une nouvelle façon de penser les investissements étrangers et la création d’emplois. »
Sous la direction de Sandra Breux et Laurence Bherer.
Quel est l’état de la démocratie municipale québécoise? Comment se déroule la politique à l’échelle locale? Quelles sont les forces politiques en présence? Dans cet ouvrage publié en octobre 2011 par les Presses de l'Université Laval, une équipe interdisciplinaire explore cette question en dressant le portrait politique des plus grandes villes du Québec aux lendemains des élections municipales de 2009. Pour leur part, Guy Chiasson et Mario Gauthier, du département des sciences sociales de l’UQO, en collaboration avec Caroline Andrew de l’Université d’Ottawa, ont rédigé un chapitre ayant pour titre Les élections municipales de 2009 à Gatineau : quel modèle de démocratie urbaine?
Suzan George, présidente du Conseil du Transnational Institute et présidente d’honneur d’Attac-France, était l’invitée de l’université d’été des Nouveaux cahiers du socialisme. Le 25 août, elle donnait une conférence à l’UQAM devant une salle bondée. L’essentiel de son propos, en bonne partie fondé sur son plus récent livre Leurs crises, nos solutions (dont voici de courts extraits), a porté sur l’analyse de la crise financière qu’elle définit non pas comme une crise, mais comme une maladie chronique en évolution. André Frappier y a assisté. La suite de son article ici. Voir aussi ci-dessus l'entrevue qu'elle accordait le 26 août à Gérald Fillion de Radio-Canada et, ci-dessous, celle qu'elle donnait à France Culture le 27 mai 2010.
En transition 1.0 est le premier documentaire sur le mouvement des communautés en transition réalisé par ceux et celles qui le font vivre concrètement. Un peu partout dans le monde, des communautés répondent au pic pétrolier et aux changements climatiques avec créativité et imagination et reconstruisent leurs économies et communautés locales. Elles créent leur propre monnaie, plantent des arbres, partagent leur terre avec des voisin-es qui n'en ont pas, créent des liens, obtiennent le soutien des autorités locales... Ce mouvement orienté vers les solutions est positif, inspirant, viral et efficace parce qu'il s'agit de créer les communautés locales que nous voulons.
Dans un contexte de révolutions secouant différents pays arabes et après des manifestations dans plusieurs villes du pays, le 9 mars 2011, le roi Mohammed VI annonçait des réformes constitutionnelles visant notamment à renforcer le rôle du premier ministre. Une semaine après, une vingtaine d'associations se regroupaient pour créer une coalition baptisée Printemps féministe pour l'égalité et la démocratie (dont voici le site web) pour demander d'inscrire l'égalité hommes/femmes dans la constitution et exiger la primauté des conventions internationales sur les règles nationales. Finalement, selon Rhizlaine Benachir, coordonnatrice du Forum des femmes marocaines, membre de la coalition, le projet de constitution fait avancer les droits des femmes. Elle souligne que le préambule parle d'égalité des chances, de respect de la dignité humaine, de la primauté des conventions internationales et de criminalisation des violences faites aux femmes, tandis que l'article 19 inclut l'égalité des droits des femmes et des hommes. L'État s'engage aussi à mettre en place des mécanismes afin de réaliser la parité.
Les formes de participation citoyenne se multiplient. Que ce soit au palier municipal, provincial ou fédéral et dans des domaines aussi variés que l'environnement, l'aménagement du territoire, la santé ou les finances, les citoyen-nes désirent exprimer leurs préférences et faire valoir leurs points de vue. Le numéro de l'hiver 2011 de Télescope (volume 17, numéro 1), une revue éditée par l'École nationale d'administration publique, s'intéresse à ce sujet. Des expert-es du Québec et de l'Ontario, des États-Unis et de la France se prononcent sur les mécanismes de la participation des citoyen-nes, sur leurs conditions de succès et partagent leurs expériences.
Le 18 mai, 18 Prix Nobel réunis à un Symposium sur le développement durable lançaient un appel urgent aux dirigeants afin qu'ils agissent en faveur du développement durable et de l’environnement. Selon eux, plus aucun doute n’est permis, rapporte rfi.fr : « les modèles de production, de consommation et de croissance démographique actuels dépassent la capacité de la Terre à subvenir aux besoins de l’humanité ». L’activité humaine aurait de telles conséquences sur l’environnement que la Terre serait même entrée dans une nouvelle ère géologique : l’Anthropocène. Dans leur mémorandum, ils soulignent que nous ne pouvons plus exclure la possibilité que nos actions nous mèneront à un point de non-retour aux conséquences abruptes et irréversibles.
Quelques jours avant cette sortie médiatique des Prix Nobel, Hervé Kempf, un essayiste et journaliste spécialisé en environnement, faisait une tournée québécoise afin de présenter son livre L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie publié en janvier 2011. Le 6 mai, il était au Cégep de Rimouski. La vidéo ci-dessus présente l'intégralité de son discours relié à ce contexte de crise écologique majeure, qu'il voit aussi comme le défi de ce début du 21e siècle au point de souligner qu'il n'y en a pas d'autre.
Déposé en décembre 2010, l'avant-projet de loi sur l'aménagement durable du territoire et l'urbanisme, qui vient moderniser la poussiéreuse Loi sur l'aménagement et l'urbanisme adoptée en 1979, précise notamment que « Le plan d’urbanisme peut délimiter toute partie de son territoire qu’il juge devoir prioritairement faire l’objet de rénovation urbaine, de réhabilitation ou de densification, qu’il définit en tant que zone franche d’approbation référendaire et à l’intérieur de laquelle aucune modification réglementaire ne sera sujette à l’approbation référendaire ». Notons qu'il ne définit pas ce qu'est une zone franche.
Le 19 mars à Boucherville, c'est dans un contexte de crise de confiance que se réunissaient près de 400 élu-es, acteurs socio-économiques et citoyen-nes de tous les coins du Québec dans le cadre du premier sommet sur le milieu municipal. Les thèmes de ce sommet orienté vers la municipalité de l’avenir ont notamment porté sur les pratiques innovatrices de gouvernance et de gestion, la participation citoyenne ainsi que sur les meilleures méthodes d’éducation à l’action municipale.
Dans le cadre de ce sommet, le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Rimouski, Éric Forest, a annoncé un plan d’action pour redéfinir le rôle et les responsabilités des municipalités. Celui-ci veut s’inscrire dans la voie de la transparence, de la confiance et de l’ouverture, valeurs qui ont guidé les discussions durant le Sommet, selon l'UMQ.