Alors que la première ministre du Québec est de passage dans le Nord-du-Québec, six organismes de la société civile québécoise et autochtone publient un rapport et demandent au gouvernement de revoir les critères du développement nordique. « Il est urgent de remettre l’environnement, les citoyen-nes, les collectivités locales et les Autochtones au cœur des décisions concernant l’avenir du Nord. Le développement du Nord ne doit pas seulement être un projet économique, il doit être un projet de société, un Nord pour et par tous », affirment les organismes.
« Le Plan Nord du gouvernement précédent n’allait pas assez loin en terme d’une vision intégrée du développement, que ce soit en matière d’environnement, de participation citoyenne ou de respect des droits autochtones. Nous lançons un appel au gouvernement Marois pour qu’il clarifie et intègre pleinement ces dimensions dans une vision élargie du développement nordique », précise Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec.
Une recherche-action en santé publique de Judith Lapierre et Jacques Boucher du Département de travail social ainsi que de Francine Major et Assumpta Ndengeyingoma du Département des sciences infirmières de l’UQO donne lieu à un investissement de la Société d’habitation du Québec et de la Ville de Gatineau dans un projet de 20 unités de logement solidaire au centre-ville dans lesquelles emménageront de jeunes familles monoparentales dès le printemps 2013, rapporte l'UQO. Dans ce reportage, le Canal Savoir en parle avec Judith Lapierre, Sylvie Goneau, conseillère municipale de la Ville de Gatineau, Marie-Louise Maberu, technicienne en éducation spécialisée, et Mélanie Talbot, résidente du Vieux-Hull.
En 1997, afin de prendre en compte les conditions de vie des femmes du territoire de Montréal, le Conseil régional de développement de l’île de Montréal (CRDÎM), à l’instar des autres conseils régionaux de développement du territoire québécois, songe à doter son conseil d’administration d’un siège Femmes. Une association informelle de femmes issues de la toute nouvelle Table des groupes de femmes de Montréal (TGFM née en 1996), du monde municipal, provincial et syndical répond à cette initiative en démontrant que cette structure est inadéquate ne serait-ce que pour transmettre les préoccupations des Montréalaises. Si la détermination du CRDÎM est celle d’une réelle participation des Montréalaises au développement de leur région, ces interlocutrices font valoir que la mise sur pied de son propre « comité aviseur femmes » serait une solution beaucoup plus adéquate.
L’histoire du Québec a été marquée par le mouvement des femmes. 35 ans après son apogée, le territoire québécois est toujours quadrillé de groupes de femmes. Leurs interventions se sont transformées au fil des ans, se muant en expertises : agressions sexuelles, violence conjugale, insertion en emploi, droits sociaux, représentation politique, entrepreneuriat au féminin, etc.
D’octobre 2011 à mars 2012, près de 2 000 personnes des communautés rurales de l’ensemble du Québec s’exprimaient sur les enjeux de développement, d’environnement, de transport, de services, de tourisme, de relève et d’aménagement de leur territoire. Le rapport de cette tournée de consultation que vient de rendre public Solidarité rurale du Québec présente un résumé des principaux points soulevés par les participant-es. Afin d'approfondir des thèmes qui ont été récurrents tout au long de cette tournée - les richesses naturelles, l’éducation et l’identité culturelle, ainsi que la gouvernance et les territoires - trois forums auront lieu cet automne. En janvier 2013, un avis sera déposé sur la prochaine phase de développement des communautés rurales et sur le renouvellement de la Politique nationale de la ruralité.
Deux professeures de l’UQO ont présenté les résultats de leurs recherches auprès de la prestigieuse Association internationale de sociologie. L’événement, qui s’est déroulé du 1er au 4 août à l’Université de Buenos Aires, en Argentine, réunissait plus de 4 000 sociologues autour du thème Justice sociale et démocratisation.
Au forum Ne perdons pas le Nord! qui se tenait à Québec les 2 et 3 mai, plus de 300 participant-es autochtones et non autochtones du Nord et du Sud, universitaires, élu-es, fonctionnaires, représentant-es de groupes de femmes et d'organismes de la société civile identifiaient de nombreux enjeux et lacunes, tant au niveau de la conception du Plan Nord que dans sa mise en application. Selon les organisateurs - Nature Québec, l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador, la Chaire de recherche du Canada sur la gouvernance autochtone du territoire, Femmes autochtones du Québec, la CSN et la CSQ - une nouvelle force sociale se serait construite lors de ce forum, notamment entre des représentant-es autochtones et non autochtones, afin de promouvoir un développement viable et responsable sur tous les plans, conçu avec une vision élargie, démocratique et intégrée du développement. Dans quelques semaines sera publié un rapport synthèse des enjeux soulevés et des pistes de solutions proposées. D'ici là, on a accès aux présentations vidéos, textes et Powerpoint des conférenciers et conférencières, de même qu'à des lettres d’opinion rédigées par des participant-es et à une revue de presse sommaire.
Professeure au département des sciences sociales de l’UQO, la professeure Charmain Levy est une spécialiste des questions touchant le Brésil. Récemment, elle contribuait à la rédaction de deux chapitres d'un livre intitulé Le rôle de l'université dans le développement local. Expériences brésiliennes et québécoises qui vient d'être publié par les Presses de l'Université du Québec. Elle explique que cet ouvrage est le résultat d’un financement obtenu du Centre de recherche en sciences humaines qui « a permis d’approfondir les liens entre plusieurs universités québécoises et brésiliennes et de construire une réflexion commune à travers trois séminaires au Québec et au Brésil sur l’implication et l’engagement des universités dans le développement local ». Au cours de ces séminaires, elle a présenté plusieurs expériences de l’UQO telles que l’Université rurale et celles du Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT).
La Loi 34 a confié aux Conférences régionales des élus (CRÉ) de chaque région un mandat d’atteinte de l’égalité. Comment se déploie cette nouvelle architecture institutionnelle au regard des droits des femmes1?
Le développement des régions québécoises a souvent exclu les femmes par le biais d’une allocation inégale des ressources matérielles et immatérielles, entre autres la prise en compte des besoins des femmes, la reconnaissance de leurs activités et l’accès aux décisions et aux lieux de pouvoir. Pourtant, toutes les régions ont accueilli des groupes de défense des droits des femmes bien avant l’introduction de nouvelles modalités de gouvernance régionale il y a huit ans. Ce nouvel arrimage des groupes de femmes avec les autorités régionales s’est-il avéré heureux?
Le 9 mai, dans le cadre du lancement de ses assises annuelles, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) dévoilait les résultats d’un sondage réalisé auprès de 4 230 répondant-es de toutes les régions du Québec afin de connaître leur opinion sur l’avenir des municipalités. Portant sur la perception et les attentes des citoyen-nes à l’égard du rôle des municipalités et des élu-es, ce sondage s'intégrait dans le processus d'élaboration du livre blanc sur l’avenir des municipalités qui sera déposé à l’automne 2012.
Il en ressort que les citoyennes et citoyens sont optimistes à l’égard de l’avenir des municipalités, fortement attachés à leur quartier et prêts à s’impliquer davantage, mais pas à payer plus pour des services de meilleure qualité. L’environnement, le vieillissement de la population, les infrastructures, l’économie, l’emploi et l’intégration des immigrant-es sont au cœur de leurs préoccupations. Les répondant-es considèrent aussi que les élu-es vont dans la bonne direction au niveau du rôle assez large joué par les municipalités.