La Conferencia Regional sobre la Mujer de América Latina y el Caribe, qui avait lieu au Brésil du 13 au 16 juillet 2010, a vu sa programmation fortement influencée par les impacts des désastres naturels survenus en Haïti et au Chili. Dans le cadre de la session spéciale « Haití y Chile: (re)construir la igualdad », plusieurs intervenant-es, tel-les que Susana Malcorra, coordonnatrice des missions de paix à l'ONU, concluaient que « le tremblement de terre en Haïti est une terrible tragédie, mais il s'agit d'une occasion de mettre les femmes au centre de la reconstruction et du développement ». En effet, la nécessité pour les femmes de prendre une place centrale dans les efforts de reconstruction est ressortie de cette conférence comme la solution à bien des maux du développement régional. Les intervenant-es semblaient également préoccupés par l'urgence d'améliorer la qualité des indicateurs sociaux afin de connaître réellement l'état de la situation, avec entres autres des données ventilées selon les sexes.
Bien qu'il soit impératif qu'il y ait des analyses genrées des impacts des désastres naturels, encore faut-il que ces connaissances et constats soient transférés aux femmes directement touchées afin qu'elles puissent les utiliser concrètement pour transformer leurs conditions de vie. C'est dans cette optique qu'à la suite du tremblement de terre de 2007, le Centro de la mujer peruana Flora Tristan publiait en septembre 2009 un manuel de formation intitulé Genero y dessarollo local en procesos de reconstrucción dédié aux femmes de tous horizons sur la thématique du genre et du développement local dans les processus de reconstruction.
Depuis la publication de la politique gouvernementale Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait et de son plan d’action, le Secrétariat à la condition féminine (SCF) mène des actions afin de faciliter la régionalisation des actions gouvernementales en matière d’égalité. Pour poursuivre cet effort, le SCF souhaite renforcer la synergie entre tous les acteurs concernés par le dossier de l’égalité tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle régionale et locale.
À l'hiver 2010, le Chili fût secoué par un tremblement de terre d'une magnitude de 8,8 sur l'échelle de Richter, plus importante que celle de la catastrophe qui a dévasté Haïti en janvier 2010, mais causant moins de morts. Certain-es analystes associent ce bilan à la meilleure préparation du Chili aux tremblements de terre grâce à l'application de mesures particulières, dont des normes de construction antisismiques. En ce sens, des groupes de femmes et des organisations universitaires chiliennes ont créé le blogue de l'Observatoire Genero y Equidad afin de traiter de la question de la préparation pré-désastres et de la reconstruction dans une perspective d'égalité des sexes. Pour sa part, l'Observatoire a pour but la mise en commun de réflexions, d'évaluations et de débats sur la situation des femmes au Chili et sur les politiques publiques qui ont une incidence sur cette dernière. Les questions de démocratie, de citoyenneté, de justice sociale et de participation sont au cœur des échanges quant aux engagements de l'État chilien à l'égard des femmes.
La représentation des intérêts des femmes au niveau régional a connu une histoire particulière. La réforme Picotte de 1992 ouvre une ère de décentralisation en augmentant progressivement les pouvoirs et responsabilités des Conseils régionaux de développement (CRD) et en élargissant le modèle à l'ensemble des régions administratives. C'est au sein de ces instances que sont apparus les sièges femmes au Québec, issus d'une volonté des Tables de concertation régionale des groupes de femmes à participer à la planification et à la mise en oeuvre du développement dans leur région respective.
"C'est un espace public. Personne ne peut l'utiliser." En 1996, c'est ce qu'ont répondu des représentants de la ville de Portland (Orégon) quand Mark Lakeman tentait d'obtenir l'autorisation de transformer une intersection de son quartier en une place qui facilite la création de relations entre voisin-es. Pour ce designer urbain, cette réponse exprimait une incompréhension fondamentale du concept d'espace public. Avec ses voisin-es, il a mis sur pied City Repair qui a pour but de changer la façon de penser les espaces publics. Ils ont commencé par s'approprier une intersection de leur quartier, puis ils se sont mis à construire des bancs et à peindre des rues un peu partout dans la ville afin de transformer des espaces publics inanimés en places aimées par les résident-es. Peu après la fondation de City Repair, la ville changeait de perspective et adoptait un règlement qui permet désormais de transformer des intersections en lieux de rencontre. Avec les projets qui seront réalisés lors du festival annuel Village Building Convergence, en tout, ce sont plus de 200 sites majeurs qui auront été créés de même que près de 300 petits projets. Et ailleurs aux États-Unis, d'autres groupes s'inspirent des méthodes de City Repair.
Cette vidéo porte sur un projet de développement local participatif dans la commune de Marmelade située dans le nord d'Haïti, dans le département de l'Artibonite. Il s'agit de soutenir le développement de la communauté pour qu'elle accroisse ses revenus en améliorant et en diversifiant la production agricole. À Marmelade, selon l'ACDI, ce projet a permis de doubler voire tripler la production agricole, tout en la diversifiant. Un type de développement aux antipodes de celui que préconise la Global Renewable Energy (GRE) qui souhaite acheter le droit d'utiliser l'île de la Gonâve afin de construire une ville industrielle incluant notamment une raffinerie d'huile. Ils prévoient de larges marges de profit pour les développeurs du secteur de l'énergie qui viendraient s'y installer. Est-ce bien ce type de développement dit «durable» par la GRE que souhaite la population de la Gonâve?
Le Québec, on le sait, a connu dans la deuxième moitié du XXe siècle un mouvement social et politique qui a radicalement transformé son échiquier politique, économique et social, de même que sa culture. Cette communication a pour but de présenter la difficulté d’émergence de nouvelles utopies dans le cadre du système qui en a résulté. La génération radicale des années 1960 et 1970 aura en effet laissé derrière elle des structures, une culture politique et un discours qui occupent l’espace social et laissent peu de place à l’innovation.
Comment les nouvelles générations de militants radicaux y font-ils leur place? Comment se situent-ils face aux politiques et discours socio-démocrates issus de ce demi-siècle d’histoire québécoise et au virage néolibéral déjà bien entamé? Quels espaces peuvent-ils investir? Quels blocages rencontrent-ils? Voilà les questions auxquelles cette communication tentera de répondre. Cette analyse sera ancrée dans un contexte régional et d’une analyse critique de l’approche néolibérale de la décentralisation du gouvernement et de la lente corporatisation de la société québécoise.
L’Union Paysanne et Terroirs Québec se sont associés afin d'offrir une solution alternative et indépendante d’achat en ligne de produits des terroirs québécois. Terroirs Québec, qui propose déjà plus de 150 produits de nos régions livrables en 48 heures dans la plupart des grandes villes du Québec, devient la boutique officielle sur internet de l’Union Paysanne. L’Union Paysanne et Terroirs Québec s’engagent à travailler ensemble pour permettre aux membres de l’Union de rendre disponibles sur internet leurs productions transformées. Tous deux espèrent que cette association stimulera la mise en vitrine des produits des régions et rendra encore plus solide cette nécessaire alliance de la Terre et de la Table.