Le 25 mars, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) dévoilait la Vitrine du Québec sans pétrole avec pour objectifs de démontrer qu’il est non seulement souhaitable mais aussi possible de réduire notre dépendance au pétrole.
Quels sont les enjeux et défis qui se posent à celles et ceux qui tentent de promouvoir une macroéconomie basée sur la justice sociale et l’égalité de genre? Les secteurs sociaux et les droits sont fortement affectés par les décisions macroéconomiques, ce qui a longtemps été ignoré tant par les économistes que par les féministes. Quelles sont les perspectives pour sortir de la vision réductrice du renforcement économique des femmes coincées depuis 40 ans dans les ornières des microprojets et de la microfinance, si loin des centres de décision et des ressources macroéconomiques? Ce bulletin thématique de Genre en action propose un tour d’horizon de ces questions.
Doit-on tourner à droite ou à gauche? Notre déclin démographique nous mènera-t-il à la catastrophe? Doit-on rapidement payer la dette? Avec quel modèle économique devons-nous affronter les défis de la mondialisation? Se voulant objectif, ce documentaire d'une durée de 77 minutes propose un débat entre des « solidaires » - Omar Aktouf, Claude Béland et Léo-Paul Lauzon - des « lucides » - Pierre Fortin, Claude Montmarquette et André Pratte - des représentant-es de syndicats - Claudette Carbonneau de la CSN et Henri Massé de la FTQ - et du patronat - Diane Bellemare du Conseil du patronat du Québec - et des politicien-nes - Philippe Couillard, Françoise David, Sylvain Simard et Gilles Taillon. Réalisé par Martin L'Écuyer et Louis-Paul Legault et lancé à la fin d'août 2012, il est accessible en ligne.
Le 23 août, la Fédération des femmes du Québec tenait un débat sur les enjeux féministes actuels avec Christine St-Pierre, candidate du Parti libéral (PLQ) dans la circonscription de l'Acadie, Rosette Côté, candidate du Parti québécois (PQ) dans Louis-Hébert, Manon Massé, candidate de Québec solidaire (QS) dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Emmanuelle Géhin, candidate de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans Borduas, et Évelyne Beaudin, candidate d'Option nationale (ON) dans Sherbrooke. Animé par Catherine Perrin de Radio-Canada, il portait sur cinq thèmes : la représentation des femmes en politique; le contrôle des femmes et la violence à leur endroit; la laïcité, la religion et le fondamentalisme; l'économie et le travail; le rôle de l'État vis-à-vis de l'égalité et les inégalités entre femmes.
Plus de 250 personnes y assistaient tandis que plus de 160 personnes le suivaient sur le site web de CUTV où il est toujours accessible. À noter que, pendant le débat, #femqc2012 et #ffq étaient les mots-clics les plus utilisés sur l'île de Montréal. Si vous n'avez pas 2h30 devant vous pour écouter le débat en ligne, en voici un compte rendu.
Au cours d’une rencontre de haut niveau organisée le 21 juin dans le cadre de la conférence Rio+20, des femmes chefs d’État et de gouvernement ont signé un appel à l’action déclinant des recommandations politiques concrètes sur l’intégration de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes dans tous les cadres du développement durable.
Par le biais de cet appel à l’action, elles ont instamment appelé les gouvernements, la société civile et le secteur privé à suivre leur exemple et à accorder la priorité à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes dans les efforts déployés en faveur du développement durable.
À la Conférence de l'ONU pour un développement durable, 20 ans après le Sommet de la Terre de 1992, les institutions internationales feront-elles la promotion de l'économie verte comme la solution aux multiples crises actuelles, comme le fut le développement durable en son temps? Que signifie passer du développement durable à l'économie verte? Qu'est-ce qui se cache derrière ce nouveau concept d'économie verte : la croissance verte? le capitalisme vert? autre chose? Quel bilan faut-il tirer de ces 20 dernières années alors que la dégradation écologique s’est accélérée, les inégalités se sont creusées et que les démocraties sont mises à mal? Quelles perspectives? Quelle alternative pour une économie du bien vivre dans un monde soutenable?
Au forum Ne perdons pas le Nord! qui se tenait à Québec les 2 et 3 mai, plus de 300 participant-es autochtones et non autochtones du Nord et du Sud, universitaires, élu-es, fonctionnaires, représentant-es de groupes de femmes et d'organismes de la société civile identifiaient de nombreux enjeux et lacunes, tant au niveau de la conception du Plan Nord que dans sa mise en application. Selon les organisateurs - Nature Québec, l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador, la Chaire de recherche du Canada sur la gouvernance autochtone du territoire, Femmes autochtones du Québec, la CSN et la CSQ - une nouvelle force sociale se serait construite lors de ce forum, notamment entre des représentant-es autochtones et non autochtones, afin de promouvoir un développement viable et responsable sur tous les plans, conçu avec une vision élargie, démocratique et intégrée du développement. Dans quelques semaines sera publié un rapport synthèse des enjeux soulevés et des pistes de solutions proposées. D'ici là, on a accès aux présentations vidéos, textes et Powerpoint des conférenciers et conférencières, de même qu'à des lettres d’opinion rédigées par des participant-es et à une revue de presse sommaire.
Alors que les marchés mènent la danse et que les politiques macroéconomiques définissent le sens du développement, selon l’association Genre en action, les personnes qui sont « aux commandes » dans les institutions internationales, nationales et locales ne possèdent ni la volonté, ni l’expertise, ni les outils qui permettraient d’élaborer des politiques macroéconomiques sensibles au genre. Dès lors, tout ce qui relève de l’économie est conçu, analysé, mis en œuvre et évalué sans qu'apparaisse la dimension du genre. Qui gagne, qui perd, qui contribue, qui reçoit, qui est discriminé, avantagé, etc.? La face humaine derrière les chiffres n’apparait pas. Dans ce cas, comment promouvoir « un développement à visage humain »?