Alors que les inégalités entre hommes et femmes font preuve d'une résistance remarquable, une multitude d'initiatives locales animées par des femmes mêlent actions économiques et solidarités en vue d'un accès plus juste aux droits économiques, sociaux et politiques. Entrepreneuriat collectif, coopératives de production ou de consommation, commerce équitable, finance solidaire, services de proximité, gestion de services collectifs... : partout dans le monde, les femmes se mobilisent. Comment interpréter de telles initiatives? Faut-il y voir uniquement de la résistance ou esquissent-elles un meilleur développement et une plus grande justice sociale? Palliatif des défaillances du marché et des échecs des politiques publiques ou réinvention de l'économique et du développement? Lutte contre les inégalités entre hommes et femmes ou maintien du statu quo? Ces questions sont au centre de Femmes, économie et développement. De la résistance à la justice sociale, où des acteurs sociaux et des chercheur-es croisent réflexion théorique et études de cas.
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Alors que la ministre de l'Éducation s'apprête à rencontrer les « partenaires » du milieu universitaire pour discuter du financement des institutions de haut savoir, une étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) démontre que le modèle de l'économie du savoir n'est pas une voie d'avenir pour les universités du Québec. En plus de contester ses bénéfices, l'étude d'Éric Martin et de Maxime Ouellet révèle que le projet de gouvernance universitaire mis de l'avant par le gouvernement entraîne un détournement de la mission de l'université et une augmentation coûteuse du nombre de gestionnaires.
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L’Islande (1er avec un taux de parité de 85%), la Norvège (2e), la Finlande (3e) et la Suède (4e) demeurent les pays dans lesquels l’égalité entre les hommes et les femmes serait la plus grande, d'après le Gender Gap Report 2010 du Women Leaders and Gender Parity Programme du Forum économique mondial. Quant au Canada, après avoir occupé la 14e place en 2006 pour descendre à la 31e en 2008, il remonte à la 20e en 2010 avec un taux de 73,7%. Ce sont surtout les inégalités aux niveaux de la représentation politique (19,6%) et de la participation économique (77,7%) qui tirent le pays vers le bas, alors qu'il obtient 99,8% pour ce qui est de l'éducation et 97,8% quant à la santé et la survie.
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« Afin de combler le présent déficit budgétaire de l’État, le gouvernement québécois a entamé une large démarche de révision de ses sources de revenus. Plusieurs idées sont avancées; l’option d’une augmentation de la tarification exigée en échange d’un accès à un service semble être retenue par le ministère des Finances. » Dans cette étude, Philippe Hurteau, Guillaume Hébert et Francis Fortier de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) « démontrent de quelle manière la « révolution tarifaire », imposée à la population par le gouvernement québécois, est motivée non pas par le rétablissement de l’équilibre budgétaire, mais par un projet politique visant à transformer profondément le rôle de l’État. Par le recours à la tarification, le gouvernement opère un démantèlement du financement collectif des services publics au profit d’un financement individualisé basé sur le principe de l’utilisateur-payeur. Ce passage d’un régime fiscal vers un autre a également comme résultat d’importer au sein des services publics les pratiques managériales issues de l’entreprise privée ». À terme, un service entièrement tarifé peut être très facilement privatisé que ce soit en tout ou en partie.
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Pendant des décennies, la promesse que du coeur à l’ouvrage et une économie prospère allaient améliorer leur condition a stimulé la population québécoise. Une promesse qui ne s'est pourtant pas réalisée pour la majorité des familles ayant des enfants de moins de 18 ans. En effet, l'écart actuel entre les revenus des riches et ceux des autres Québécois-es est le plus grand jamais observé depuis 30 ans et pourrait bien croître à cause de la récession, selon une étude co-publiée en français et en anglais par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques et le Centre canadien de politiques alternatives.
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Pour la New Economics Foundation (nef) de Londres, la controverse autour des bonus des banquiers soulève des questions fondamentales non seulement au sujet de la rémunération des cadres supérieurs mais aussi sur la valeur relative du travail de chacun-e. Dans un rapport publié en décembre 2009, A Bit Rich? Calculating the real value to society of different professions, la nef analyse la valeur de la contribution à la société de trois emplois à faible rémunération et de trois autres à rémunération élevée, en utilisant une méthode d'évaluation appelée le Social Return on Investment (retour social sur investissement) qui tient compte des valeurs sociales, environnementales et économiques que ces fonctions produisent ou détruisent, selon le cas. L'analyse mesure les retours économiques conventionnels, incluant la création d'emplois, tout en tenant compte par exemple de la dégradation de l'environnement et des changements positifs ou négatifs dans le bien-être des personnes et des communautés.
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Le prix Nobel d’économie a été décerné le 12 octobre 2009 à Elinor Ostrom, qui travaille sur les « Communs », cette forme spécifique de propriété et de gouvernance qui place les décisions collectives des « communautés » au centre du jeu socio-économique. Cette question des biens communs a longtemps été ignorée par la science économique, par la politique et par les mouvements sociaux, mais elle est en passe de redevenir un « outil pour penser » majeur.
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