Un consortium formé du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES), du Service aux collectivités de l'UQAM, du Chantier de l'économie sociale et de l'Institut Karl-Polanyi de l'Université Concordia a remporté un concours ouvert par le ministère québécois du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation visant la création d'un nouvel organisme de liaison et de transfert en innovation sociale. Le Centre de transfert des innovations sociales en économie sociale et solidaire dans le développement des territoires (CTISESS-DT) aura pour mission de contribuer au développement des territoires en transférant à l'ensemble des collectivités locales du Québec des innovations sociales qui se rattachent à l'économie sociale et solidaire (mutuelles, coopératives, organismes à but non lucratif).
Le 17 octobre 2011, dans le cadre du Forum international de l’économie sociale et solidaire qui avait lieu à Montréal, 250 personnes provenant de 45 pays discutaient d’économie sociale et de sécurité économique et partageaient des expériences concrètes. Au début de l'événement, la vidéo ci-dessus était présentée afin d'ancrer les discussions dans la réalité des femmes oeuvrant sur le terrain. Récemment, un rapport (également offert en anglais et en espagnol) était publié faisant ressortir les faits saillants de cette rencontre.
Alors que les marchés mènent la danse et que les politiques macroéconomiques définissent le sens du développement, selon l’association Genre en action, les personnes qui sont « aux commandes » dans les institutions internationales, nationales et locales ne possèdent ni la volonté, ni l’expertise, ni les outils qui permettraient d’élaborer des politiques macroéconomiques sensibles au genre. Dès lors, tout ce qui relève de l’économie est conçu, analysé, mis en œuvre et évalué sans qu'apparaisse la dimension du genre. Qui gagne, qui perd, qui contribue, qui reçoit, qui est discriminé, avantagé, etc.? La face humaine derrière les chiffres n’apparait pas. Dans ce cas, comment promouvoir « un développement à visage humain »?
Deux Canadien-nes sur cinq sont membres d'au moins une coopérative. Au Québec, ce taux atteint 70%. Au niveau mondial, on estime que les coopératives génèrent 100 millions d'emplois, soit 20% de plus que les multinationales, tandis que leur durée de vie est deux fois supérieure à celle des entreprises traditionnelles. D'après Michel Lafleur, directeur de l'Institut de recherche et d'éducation pour les coopératives et les mutuelles de l'Université de Sherbrooke (IRECUS), il était grand temps de souligner la contribution économique et sociale du modèle coopératif en déclarant 2012 Année internationale des coopératives. « Il était temps, surtout avec la crise économique qui a débuté en 2008 et qui perdure… C'est le cri des Nations Unies et des coopératives [pour affirmer] qu'une partie de la solution réside désormais dans le modèle coopératif : il est possible de créer et de distribuer de la richesse en même temps. Ce ne sont pas deux gestes distincts. »
En vue du premier Forum international de l'économie sociale et solidaire (FIESS 2011) qui se tient à Montréal du 17 au 20 octobre, Le Devoir publiait un cahier spécial. On peut également consulter les documents de travail réalisés afin d’offrir un état de situation de chacune des cinq thématiques de l’événement, soit le territoire et le développement local, l'innovation et l'entrepreneuriat collectifs, la finance et le commerce solidaires, l'emploi et le travail, ainsi que la sécurité et la souveraineté alimentaires. Ce projet de recherche pré-forum inclut des études de cas présentant des expériences de partenariats public/communauté et des politiques qui ont su favoriser l’émergence d’entreprises d’économie sociale et solidaire en Afrique du Sud, Bolivie, Brésil, Canada, Espagne et Mali.
Équiterre et le Chantier de l’économie sociale encouragent les citoyen-nes à célébrer et à gâter leurs proches sans sacrifier leurs valeurs sociales et environnementales. «Selon Statistique Canada, un consommateur canadien dépense en moyenne 845$ en décembre pour Noël; notre objectif est de montrer qu’on peut facilement éviter que Noël soit une véritable course à la surconsommation et nuise à la planète et au porte-feuille», explique Marie-Eve Roy d’Équiterre. «Nous proposons des idées concrètes pour consommer moins et mieux, tout en participant à l’esprit des fêtes», précise Nancy Neamtan, directrice générale du Chantier de l’économie sociale.
Le 7 février 2008, l'Institut du Nouveau Monde (INM) et le Chantier de l'économie sociale lançaient Oser la solidarité! L'innovation sociale au coeur de l'économie québécoise (éditions Fides). La publication de cet ouvrage survient un peu plus d'un an après la tenue du Sommet de l'économie sociale et solidaire de novembre 2006. Avec ce livre, le Chantier et l'INM publient un portrait de l'économie sociale au Québec et montrent l'importance des entreprises d'économie sociale dans chaque région. "C'est un ouvrage riche des idées et du labeur de milliers de femmes et d'hommes qui, sans faire de bruit, sont en train de transformer le Québec", de déclarer Michel Venne, directeur général de l'INM.
Pour faire face aux problèmes résultant de l'aggravation des difficultés économiques et sociales et du désengagement progressif de l'État au Québec, les communautés locales prennent diverses initiatives. Depuis 2001-2002, le Dépanneur Sylvestre, une organisation conciliant des activités socioculturelles communautaires d'éducation populaire et une coopérative de solidarité de transformation agroalimentaire, a pignon sur rue à Wrightville, un des quartiers défavorisés du secteur Hull de la ville de Gatineau en Outaouais. Cette initiative offre des réponses originales aux problèmes d'exclusion sociale, de manque d'emploi, de pauvreté, de santé, d'éclatement des familles, d'isolement et de vulnérabilité des personnes du quartier voire de la ville de Gatineau et même de la région. Elle pratique à la fois l'intervention en prévention sociale et en développement local.
Le Répertoire des formations développé par le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO-ÉSAC) donne accès à une banque d’informations regroupant les formations disponibles pour la main-d’œuvre du secteur de l’économie sociale et de l’action communautaire. Il permet de faire des recherches croisées à partir de quatre catégories (région, sous-secteur d’activité, type de main-d’œuvre, thème de formation), ce qui rend possible de trouver rapidement les activités et outils correspondant à vos besoins. Le répertoire est également un outil de promotion de vos propres activités de formation.