Le 15 mars, le Secrétariat à la condition féminine du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine décernait ses Prix Égalité 2011. C’est à Québec qu'étaient dévoilées les initiatives les plus prometteuses dans chacune des six catégories ainsi que le prix Coup de cœur du public :
Modèles et comportements égalitaires
La Mini-trousse d’Ella Laflamme réalisée par Femmes et production industrielle (Bécancour) présente trois outils pédagogiques destinés aux enseignant-es et aux parents d'élèves de 6e année : un cahier d’activités, un calendrier et L’arbre généalogique des métiers et professions. Ces outils visent à promouvoir la diversification des choix professionnels des filles et des garçons. Ce matériel sensibilise les enfants et responsabilise leur entourage à l’importance d’agir très tôt pour favoriser une réflexion libre de préjugés et de stéréotypes.
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Alors que la ministre de l'Éducation s'apprête à rencontrer les « partenaires » du milieu universitaire pour discuter du financement des institutions de haut savoir, une étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) démontre que le modèle de l'économie du savoir n'est pas une voie d'avenir pour les universités du Québec. En plus de contester ses bénéfices, l'étude d'Éric Martin et de Maxime Ouellet révèle que le projet de gouvernance universitaire mis de l'avant par le gouvernement entraîne un détournement de la mission de l'université et une augmentation coûteuse du nombre de gestionnaires.
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L’Islande (1er avec un taux de parité de 85%), la Norvège (2e), la Finlande (3e) et la Suède (4e) demeurent les pays dans lesquels l’égalité entre les hommes et les femmes serait la plus grande, d'après le Gender Gap Report 2010 du Women Leaders and Gender Parity Programme du Forum économique mondial. Quant au Canada, après avoir occupé la 14e place en 2006 pour descendre à la 31e en 2008, il remonte à la 20e en 2010 avec un taux de 73,7%. Ce sont surtout les inégalités aux niveaux de la représentation politique (19,6%) et de la participation économique (77,7%) qui tirent le pays vers le bas, alors qu'il obtient 99,8% pour ce qui est de l'éducation et 97,8% quant à la santé et la survie.
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« Afin de combler le présent déficit budgétaire de l’État, le gouvernement québécois a entamé une large démarche de révision de ses sources de revenus. Plusieurs idées sont avancées; l’option d’une augmentation de la tarification exigée en échange d’un accès à un service semble être retenue par le ministère des Finances. » Dans cette étude, Philippe Hurteau, Guillaume Hébert et Francis Fortier de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) « démontrent de quelle manière la « révolution tarifaire », imposée à la population par le gouvernement québécois, est motivée non pas par le rétablissement de l’équilibre budgétaire, mais par un projet politique visant à transformer profondément le rôle de l’État. Par le recours à la tarification, le gouvernement opère un démantèlement du financement collectif des services publics au profit d’un financement individualisé basé sur le principe de l’utilisateur-payeur. Ce passage d’un régime fiscal vers un autre a également comme résultat d’importer au sein des services publics les pratiques managériales issues de l’entreprise privée ». À terme, un service entièrement tarifé peut être très facilement privatisé que ce soit en tout ou en partie.
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Deux nouvelles maisons d'éditions de littérature enfantine ont récemment émergé en Suède, non sans faire des vagues, leur finalité étant d'instiller aux enfants des valeurs telles que l'égalité et la diversité. Les éditeurs Vilda et Olika ont ouvert leurs portes en 2007 dans le but de publier des livres pour enfants bousculant l'approche traditionnelle sur les sexes, la race et l'orientation sexuelle. «Notre but est que toutes les personnes, sans tenir compte de leur sexe, de leur sexualité, de leur ethnicité, aient la liberté de créer leur propre identité et qu'elles puissent être respectées pour leurs qualités personnelles», explique Karin Salmson, cofondatrice de Vilda.
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Une démocratie et une société ouverte, ce n’est pas qu’un homme puisse parler de politique sans que personne ne le menace. Une démocratie, c’est quand une femme peut parler de son amant sans être tuée.
Saud El Sabah

En cette Journée mondiale contre les crimes d’honneur, environ 13 femmes ou jeunes filles mourront assassinées "au nom de l'honneur familial". Elles seront beaucoup plus nombreuses à être victimes du système d’oppression de l’honneur, dont le meurtre n'est que la peine capitale. Dans Un totalitarisme contre les femmes. Répercussions des crimes et du système de "l'honneur familial" sur les conditions de vie des femmes au Moyen-Orient, Camille Boudjak de la Campagne internationale contre les crimes d'honneur tente de montrer ce que signifie vivre, ou plutôt survivre, sous le régime de l’oppression de l’honneur : mariages forcés, restrictions quant à l'accès aux droits et à la vie sociale, conséquences sur la santé, suicides...
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Plus de la moitié des femmes du monde vivent dans des pays qui n'ont fait aucun progrès vers l'équité entre les sexes ces cinq dernières années. C'est la principale conclusion de l'Indice d’équité de genre (IEG) 2008 (ou Gender Equity Index) que Social Watch lançait le 28 février. L'IEG classe 157 pays sur une échelle où l'indice 100 indique une complète égalité entre les femmes et les hommes en matière d'éducation, de participation économique et dans les organes de prise de décisions. La Suède est au premier rang de cette échelle avec un index de 89 tandis que la moyenne mondiale est de 61. La Finlande (85) et la Norvège (84) suivent la Suède, puis viennent l'Allemagne et le Rwanda, avec un index de 80 dans les deux cas. Notons qu'alors que les quatre premiers pays sont parmi les plus riches du monde, le Rwanda est l'un des plus pauvres. Ainsi, même si les Allemandes sont mieux éduquées et vivent plus longtemps que les femmes du Rwanda, ce qui les sépare de la condition des hommes de leur pays est similaire. Quant au Canada, il est à la 11e place avec une moyenne de 76, un indice de 100 en matière d'éducation, de 74 pour ce qui est de la participation économique et de 53 seulement pour ce qui est de la participation aux organes de prise de décisions.
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Lancé en décembre 2007, le Centre de développement femmes et gouvernance vise à offrir de la formation à des citoyennes de tous horizons qui, par leur expérience et leur engagement, ont démontré leur potentiel de leader et d'agente de changement. Mis sur pied par le Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD), en collaboration avec l'École nationale d'administration publique (ENAP), c'est le premier projet à être approuvé dans le cadre du Fonds de partenariat pour les femmes du Programme de promotion de la femme de Condition féminine Canada. Le centre répond également à l'une des mesures du Plan d'action 2007-2010 découlant de la politique québécoise Pour que l'égalité de droit devienne une égalité de fait. Cette mesure a pour objectif de concevoir ou d'encourager des projets visant l'augmentation de la présence des femmes dans les lieux de pouvoir.
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Organisée par Marie Stopes International, Ipas et Abortion Rights, la Global Safe Abortion Conference était la première conférence mondiale du genre. Provenant d'une soixantaine de pays, près de 800 expert-es de la santé publique, représentant-es de gouvernements et défenseur-es de la santé des femmes du monde entier se rassemblaient à Londres du 23 au 24 octobre 2007 dans le but de créer un mouvement pour réduire les effets désastreux de l'avortement à risque sur la santé et la vie des femmes. Les participant-es souhaitent l'augmentation de l'accès aux services d'avortement médicalisé, la reconnaissance du droit des femmes à l'autodétermination dans l'exercice de leurs choix reproductifs, et la promotion des efforts pour obtenir des réformes légales.
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