Nous transformons les milieux naturels en produisant des environnements factices, uniformes et pollués. Déraciné sonde ces territoires. Porteuse d’une critique écologique et urbanistique, la vidéo d'Isabelle Hayeur explore quelques périphéries de villes d'Amérique du Nord. D'une agglomération à l'autre, ces lieux de nulle part se ressemblent étrangement. Leurs espaces trop vastes, sans consistance et standardisés produisent un malaise. Les bouleversements urbanistiques peuvent métamorphoser le plus familier des coins de pays en un lieu méconnaissable, anonyme voire hostile. Sur cette tabula rasa, la mémoire locale est effacée à jamais.
« Haïti est ouverte aux affaires. » C’est ce que le président Michel « Sweet Micky » Martelly a affirmé le 28 novembre dans une cérémonie de pose de la première pierre d’un parc industriel géant dans le nord-est d’Haïti. Comme dans d’autres pays du monde, Martelly, son gouvernement et ses « conseillers », comme l’ancien président américain Bill Clinton, font la promotion d’Haïti comme un rêve devenu réalité.
« Nous sommes prêts pour de nouvelles idées et de nouvelles entreprises, et nous créons les conditions nécessaires pour qu'Haïti devienne une destination naturelle et attrayante pour les investissements étrangers », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des investisseurs étrangers à New York en septembre dernier. « La fenêtre d'opportunités est maintenant ouverte », ajoutait l’un de ses collaborateurs. « Haïti a un nouveau président et une nouvelle façon de penser les investissements étrangers et la création d’emplois. »
L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) lance Mon climat, ma santé, un site de référence pour informer sur les impacts des changements climatiques sur la santé. Destiné à la fois au grand public et aux professionnel-les, il suggère aussi des façons de faire pour les réduire ou s’y adapter. Il propose également des portraits régionaux, car les régions québécoises ne seront pas toutes touchées de la même façon.
L'Union Saint-Laurent Grands Lacs (USGL), une coalition internationale vouée à la protection et à la conservation de cet écosystème, s'intéresse à la gestion novatrice des eaux pluviales urbaines inspirée du développement à faible impact (Low Impact Development - LID) qui a pour but d’atténuer les effets néfastes du développement sur l’environnement. Ce type de développement propose entre autres de nouvelles pratiques pour garder les rues et trottoirs bien drainés tout en améliorant la qualité de l’eau des lacs et des rivières. Des infrastructures vertes telles que des aires de biorétention, des bandes filtrantes, des jardins de pluie ou des toits verts reproduisent les processus naturels d’infiltration, de filtration et d'évapotranspiration.
Dans le cadre d'un projet intitulé Villes vertes pour un fleuve et une communauté en santé, l'USGL a offert des formations et des ateliers à cinq municipalités riveraines du fleuve Saint-Laurent. Ces rencontres ont permis d’explorer des voies d’intégration d'infrastructures vertes dans les pratiques municipales tout en répertoriant les obstacles perçus par les gestionnaires ainsi que leurs craintes à l’égard de ces nouvelles stratégies d’aménagement. Par la suite était publié le guide Villes vertes, eau bleue qui propose une introduction à la gestion écologique des eaux de ruissellement en milieu urbain. En voie de réalisation : une série de cinq vidéos sur la gestion intégrée des eaux pluviales. La première capsule présente un concept de stationnement vert abordable qui permet des pratiques de gestion optimale des eaux de pluie.
Photo de N. Bédard tirée du guide Villes vertes, Eau bleue.
« Générer de la croissance économique est un objectif de politique publique qui est peu remis en question dans l’espace public québécois. En fait, on passe bien plus de temps à s’interroger sur les moyens de stimuler ou de relancer la croissance de l’économie qu’à expliquer pourquoi, en premier lieu, la croissance économique serait nécessairement souhaitable. Mesurée par la variation en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), la croissance économique nous est présentée par nombre d’économistes orthodoxes, de groupes corporatifs et de décideurs politiques comme la voie unique vers le progrès social.
Cette brochure publiée le 31 août par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) montre en quoi l’indice qu’est le PIB ne permet pas de tracer un portrait fidèle du niveau de vie de la majorité des Québécoises et des Québécois. Pire, tenir le PIB pour l’étalon du progrès social risque de nuire directement à d’autres objectifs sociaux légitimes, comme la cohésion sociale et la protection de l’environnement. La seconde partie de cette brochure est un tour d’horizon des plus récents indicateurs alternatifs qui permettraient de rendre compte plus fidèlement du progrès intégral de la société québécoise. »
Suzan George, présidente du Conseil du Transnational Institute et présidente d’honneur d’Attac-France, était l’invitée de l’université d’été des Nouveaux cahiers du socialisme. Le 25 août, elle donnait une conférence à l’UQAM devant une salle bondée. L’essentiel de son propos, en bonne partie fondé sur son plus récent livre Leurs crises, nos solutions (dont voici de courts extraits), a porté sur l’analyse de la crise financière qu’elle définit non pas comme une crise, mais comme une maladie chronique en évolution. André Frappier y a assisté. La suite de son article ici. Voir aussi ci-dessus l'entrevue qu'elle accordait le 26 août à Gérald Fillion de Radio-Canada et, ci-dessous, celle qu'elle donnait à France Culture le 27 mai 2010.
En transition 1.0 est le premier documentaire sur le mouvement des communautés en transition réalisé par ceux et celles qui le font vivre concrètement. Un peu partout dans le monde, des communautés répondent au pic pétrolier et aux changements climatiques avec créativité et imagination et reconstruisent leurs économies et communautés locales. Elles créent leur propre monnaie, plantent des arbres, partagent leur terre avec des voisin-es qui n'en ont pas, créent des liens, obtiennent le soutien des autorités locales... Ce mouvement orienté vers les solutions est positif, inspirant, viral et efficace parce qu'il s'agit de créer les communautés locales que nous voulons.
Ce livre de Harvey L. Mead, ex-commissaire au développement durable, se veut un outil pour évaluer le véritable progrès du Québec. Conçu pour corriger le Produit intérieur brut (PIB) lorsque ce dernier est utilisé pour évaluer le développement, l’Indice de progrès véritable (IPV) fait intervenir les nombreux coûts du développement ignorés par le PIB et tient compte de contributions non marchandes et non reconnues par le PIB, dont le travail non rémunéré et le bénévolat.
Le 18 mai, 18 Prix Nobel réunis à un Symposium sur le développement durable lançaient un appel urgent aux dirigeants afin qu'ils agissent en faveur du développement durable et de l’environnement. Selon eux, plus aucun doute n’est permis, rapporte rfi.fr : « les modèles de production, de consommation et de croissance démographique actuels dépassent la capacité de la Terre à subvenir aux besoins de l’humanité ». L’activité humaine aurait de telles conséquences sur l’environnement que la Terre serait même entrée dans une nouvelle ère géologique : l’Anthropocène. Dans leur mémorandum, ils soulignent que nous ne pouvons plus exclure la possibilité que nos actions nous mèneront à un point de non-retour aux conséquences abruptes et irréversibles.
Quelques jours avant cette sortie médiatique des Prix Nobel, Hervé Kempf, un essayiste et journaliste spécialisé en environnement, faisait une tournée québécoise afin de présenter son livre L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie publié en janvier 2011. Le 6 mai, il était au Cégep de Rimouski. La vidéo ci-dessus présente l'intégralité de son discours relié à ce contexte de crise écologique majeure, qu'il voit aussi comme le défi de ce début du 21e siècle au point de souligner qu'il n'y en a pas d'autre.
Face aux défis des changements climatiques, l’urbanisme et l’aménagement ont un rôle majeur à jouer. En définissant la forme des collectivités à l’origine des habitudes de vie des populations, ils permettent de réduire à la source les émissions de gaz à effet de serre. Les enjeux liés à l'aménagement du territoire et à l'urbanisme restent cependant méconnus. Saga Cité vous invite à en découvrir plus à travers l’histoire de la ville de Colvert.
Diffusé en ligne, Saga Cité sera projeté dans plus de 25 villes et MRC en 2011. Cette campagne de sensibilisation à l'aménagement durable des collectivités est menée par Vivre en ville qui s'est donné pour mission l’amélioration de la qualité de l’environnement et des milieux de vie en appliquant des principes du développement durable à l’urbanisme, l’aménagement du territoire et au bâtiment.