Les Canadien-nes paient très cher les conséquences évitables de la pauvreté, alors que nous pourrions épargner des milliards $ en faisant des investissements pour éliminer la pauvreté. Tel est le message du texte Le sens des sous pour résoudre la pauvreté, un nouveau rapport percutant publié le 28 septembre par le Conseil national du bien-être social. « Il est important que la population canadienne soit consciente de l’existence de l’un de nos régimes de dépense les plus lourds – nous payons très cher pour des solutions temporaires aux problèmes qui découlent de la pauvreté », a indiqué John Rook, président du Conseil.
« Générer de la croissance économique est un objectif de politique publique qui est peu remis en question dans l’espace public québécois. En fait, on passe bien plus de temps à s’interroger sur les moyens de stimuler ou de relancer la croissance de l’économie qu’à expliquer pourquoi, en premier lieu, la croissance économique serait nécessairement souhaitable. Mesurée par la variation en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), la croissance économique nous est présentée par nombre d’économistes orthodoxes, de groupes corporatifs et de décideurs politiques comme la voie unique vers le progrès social.
Cette brochure publiée le 31 août par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) montre en quoi l’indice qu’est le PIB ne permet pas de tracer un portrait fidèle du niveau de vie de la majorité des Québécoises et des Québécois. Pire, tenir le PIB pour l’étalon du progrès social risque de nuire directement à d’autres objectifs sociaux légitimes, comme la cohésion sociale et la protection de l’environnement. La seconde partie de cette brochure est un tour d’horizon des plus récents indicateurs alternatifs qui permettraient de rendre compte plus fidèlement du progrès intégral de la société québécoise. »
Suzan George, présidente du Conseil du Transnational Institute et présidente d’honneur d’Attac-France, était l’invitée de l’université d’été des Nouveaux cahiers du socialisme. Le 25 août, elle donnait une conférence à l’UQAM devant une salle bondée. L’essentiel de son propos, en bonne partie fondé sur son plus récent livre Leurs crises, nos solutions (dont voici de courts extraits), a porté sur l’analyse de la crise financière qu’elle définit non pas comme une crise, mais comme une maladie chronique en évolution. André Frappier y a assisté. La suite de son article ici. Voir aussi ci-dessus l'entrevue qu'elle accordait le 26 août à Gérald Fillion de Radio-Canada et, ci-dessous, celle qu'elle donnait à France Culture le 27 mai 2010.
Plusieurs projets de groupes de femmes d'Amérique latine subiront le même sort que Kay Fanm s'ils ne sont pas appuyés par un évêque. Le hic? Développement et Paix, l'organisme de solidarité internationale des évêques canadiens, subit les attaques de LifeSiteNews qui s'insurge contre le soutien qu'accorde D&P à des groupes qui ne respecteraient pas « le droit à la vie dès la conception ».
« Contrairement à l’idée trop répandue que l’égalité entre les femmes et les hommes est déjà atteinte, les inégalités perdurent. Nos indicateurs le montrent clairement. Les acquis sont menacés et les dangers de recul sont nombreux », déclarait la présidente du Conseil du statut de la femme, Christiane Pelchat, lors des consultations de l’Assemblée nationale portant sur le deuxième plan d'action de la politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
« Afin de combler le présent déficit budgétaire de l’État, le gouvernement québécois a entamé une large démarche de révision de ses sources de revenus. Plusieurs idées sont avancées; l’option d’une augmentation de la tarification exigée en échange d’un accès à un service semble être retenue par le ministère des Finances. » Dans cette étude, Philippe Hurteau, Guillaume Hébert et Francis Fortier de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) « démontrent de quelle manière la « révolution tarifaire », imposée à la population par le gouvernement québécois, est motivée non pas par le rétablissement de l’équilibre budgétaire, mais par un projet politique visant à transformer profondément le rôle de l’État. Par le recours à la tarification, le gouvernement opère un démantèlement du financement collectif des services publics au profit d’un financement individualisé basé sur le principe de l’utilisateur-payeur. Ce passage d’un régime fiscal vers un autre a également comme résultat d’importer au sein des services publics les pratiques managériales issues de l’entreprise privée ». À terme, un service entièrement tarifé peut être très facilement privatisé que ce soit en tout ou en partie.
Une étude des impacts des tsunamis sur les femmes produite par OXFAM International nous apprend que plus de femmes que d'hommes sont décédées au cours de ce type de désastre naturel. Cette tendance aurait d'abord pour cause un écart important entre les sexes dans l’apprentissage de la natation et le port de vêtements amples.
Pendant des décennies, la promesse que du coeur à l’ouvrage et une économie prospère allaient améliorer leur condition a stimulé la population québécoise. Une promesse qui ne s'est pourtant pas réalisée pour la majorité des familles ayant des enfants de moins de 18 ans. En effet, l'écart actuel entre les revenus des riches et ceux des autres Québécois-es est le plus grand jamais observé depuis 30 ans et pourrait bien croître à cause de la récession, selon une étude co-publiée en français et en anglais par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques et le Centre canadien de politiques alternatives.
Pour la New Economics Foundation (nef) de Londres, la controverse autour des bonus des banquiers soulève des questions fondamentales non seulement au sujet de la rémunération des cadres supérieurs mais aussi sur la valeur relative du travail de chacun-e. Dans un rapport publié en décembre 2009, A Bit Rich? Calculating the real value to society of different professions, la nef analyse la valeur de la contribution à la société de trois emplois à faible rémunération et de trois autres à rémunération élevée, en utilisant une méthode d'évaluation appelée le Social Return on Investment (retour social sur investissement) qui tient compte des valeurs sociales, environnementales et économiques que ces fonctions produisent ou détruisent, selon le cas. L'analyse mesure les retours économiques conventionnels, incluant la création d'emplois, tout en tenant compte par exemple de la dégradation de l'environnement et des changements positifs ou négatifs dans le bien-être des personnes et des communautés.